Tour de France: Bradley Wiggins se dit soulagé

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SOULAGEMENT POUR BRADLEY WIGGINS
SOULAGEMENT POUR BRADLEY WIGGINS

LA TOUSSUIRE, Savoie (Reuters) - Bradley Wiggins a tenté jeudi de ne pas montrer le moindre signe de malaise après l'attaque dans la montée finale vers La Toussuire de son équipier Christopher Froome, qui l'a mis en difficulté.

Tandis qu'Edvald Boasson Hagen, dans le col de la Madeleine, Christian Knees, dans le Glandon, Michael Rogers, dans la Croix de Fer et Richie Porte, dans le Mollard, avaient réalisé leur habituel travail de protection des intérêts majeurs du Team Sky, Christopher Froome s'est lancé à trois kilomètres de l'arrivée.

Rappelé à l'ordre - il avait la tête penchée, signe qu'il écoutait des consignes dans son oreillette -, il s'est relevé et a finalement emmené son leader jusqu'à la ligne.

"On a eu un problème de radio, il était impossible de communiquer", a affirmé Wiggins en conférence de presse.

"Son attaque était planifiée, il était prévu qu'il attaque en fonction des circonstances, si on était tous les deux, pour prendre la deuxième place au classement général à Cadel Evans."

Certes, mais Cadel Evans était déjà en perdition à ce moment-là et l'attaque de Froome n'était donc pas nécessaire.

Comme l'an dernier dans la Vuelta, où Froome avait profité des difficultés de Wiggins dans l'Angliru pour le devancer au classement général, ce Tour met deux hommes en valeur. L'un est le leader affirmé, l'autre est obligé de faire son travail d'équipier quand ses jambes pourraient l'autoriser à bien mieux.

Wiggins était pourtant satisfait après cette étape alpine. Il a conforté sa première place puisque Froome est deuxième à 2'05", Vincenzo Nibali troisième à 2'23" et Cadel Evans renvoyé à la quatrième place à 3'19".

"C'est un soulagement, c'était l'étape la plus dure", a-t-il dit.

"Je voyais l'étape approcher et tout se passait bien. Quand Cadel a été lâché, ça a contribué encore plus à ce sentiment de soulagement et il a perdu plus de temps que ce que j'imaginais."

Le Britannique s'est d'ailleurs interrogé sur la stratégie de son rival, qui a payé dans la dernière montée son attaque avortée à 70 kilomètres de l'arrivée.

"J'ai été surpris qu'il attaque si tôt, il restait beaucoup de route. J'étais avec Richie (Porte) et Michael (Rogers) à un rythme soutenu. Il restait deux ascensions, ce n'était vraiment pas le meilleur moment."

Gilles Le Roc'h, édité par Grégory Blachier

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