Tour de France: Andy Schleck se considère comme un outsider

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PORTO-VECCHIO, Corse-du-Sud (Reuters) - Andy Schleck est-il capable de retrouver le niveau qui a fait de lui le vainqueur sur tapis vert du Tour de France 2010 après le déclassement d'Alberto Contador ?

C'est une des grandes questions qui se pose à l'approche du départ de la 100e Grande boucle, samedi en Corse.

"Je me sens très heureux d'être ici", a déclaré le Luxembourgeois lors de la conférence de presse d'avant-Tour de son équipe RadioShack, jeudi, à Porto-Vecchio.

"Au dernier Tour de Suisse, j'étais très bien après avoir beaucoup travaillé, plus que jamais auparavant, mais je dois voir comment ça se déroule en montagne avant d'envisager la suite", a-t-il ajouté.

"Je crois en moi. Récemment, j'ai vu à la télévision comment Froome et Contador abordent la montagne. Ils sont très forts. Moi, je suis simplement un outsider?"

Il serait étonnant que cet outsider ne coure pas après sa gloire après une année 2012 blanche, marquée par sa chute dans le Critérium du Dauphiné et un forfait au Tour.

Il s'ensuivit une période compliquée durant laquelle il fut l'objet de rumeurs, il n'était pas sérieux, sortait beaucoup, buvait trop, ne s'entraînait plus.

"Ce qui a tout déclenché, c'est la fracture du sacrum puis l'histoire de dopage de mon frère Frank qui fut un moment difficile, je le reconnais", dit-il aujourd'hui.

"J'ai été bien entouré par ma famille, mes amis et les personnes assises à côté de moi aujourd'hui (Kim Andersen et Luca Guercilena, directeur sportif et patron de son équipe, NDLR)", ajoute-t-il.

"Je suis dans l'étape suivante, je veux aller de l'avant. J'ai remonté la pente. Ce qui ne tue pas te rend plus fort, je crois à cette phrase-là, et si ce n'est pas dans le Tour de France 2013 que je reviens au premier plan, ce sera dans le Tour 2014."

Comme toujours, Andy Schleck a reconnu les étapes du Tour et il dit avoir apprécié les étapes de montagne.

"J'ai vu le parcours des trois étapes corses, le contre-la-montre d'Embrun, les étapes des Pyrénées et des Alpes et le Ventoux. On a vu toutes les étapes clés même parfois en voiture à cause de la neige", précise-t-il.

"A Chorges, c'est un contre-la-montre de montagne qui ne se fera pas avec un vélo de chrono. Si en 2011 il y avait eu ce chrono, j'aurais gagné le Tour. Là, je ne peux pas le dire.

"De même, la double ascension de l'Alpe d'Huez me plait, c'est l'étape reine mais la descente entre les deux n'est pas acceptable. Une chute et tu tombes de 100 ou 300 mètres. J'ai été choqué. J'espère que la sécurité y sera maximale et si les organisateurs n'y ont pas pensé, il est encore temps".

Gilles Le Roc'h, édité par Jean-Paul Couret

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