Tour de France 2016 : le «Coq» si près de chanter

le , mis à jour à 08:56
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Tour de France 2016 : le «Coq» si près de chanter
Tour de France 2016 : le «Coq» si près de chanter

C'est gagné ? Oui ? Non ? Un oeil interrogateur à gauche, à droite... Rien. Bryan Coquard ne sait pas s'il doit rire ou pleurer. Alors, il s'arrête et prend appui sur le comptoir de la tente qui sert de guitoune à la presse dans l'aire d'arrivée. Il se braque devant la télé, voit apparaître la photo finish et baisse la tête. Deuxième du sprint, derrière Marcel Kittel (Etixx). Pour 28 mm. Les caméras et les micros l'assaillent. Il réagit vite, se retourne, se hisse sur le comptoir et ainsi perché, d'une voix maîtrisée, libère ses sentiments. « J'ai tout donné, il n'y a pas d'erreur dans mon sprint, raconte le Coq, surnom du prodige de Direct Energie. Kittel était plus fort. Je n'ai jamais été aussi proche de la victoire, ça, c'est sûr. Je suis un gagneur. J'ai un caractère de cochon et je veux lever les bras sur ce Tour. Je m'en rapproche. »

 

Troisième la veille à Angers, Coquard prouve que, malgré ses 24 ans et son gabarit de poche (1,69 m), il n'a pas grand-chose à envier au géant Kittel (28 ans ; 1,88 m). « Ça fait ch..., reprend le natif de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Je veux avoir mon petit v inscrit sur la plaque de mon cadre de vélo. Je fais partie des grands du sprint maintenant et il reste des étapes qui me conviennent jusqu'aux Champs-Elysées, au moins cinq ou six. »

 

VIDEO. Tour de France. Bryan Coquard : « Je vais finir par lever les bras »

 

Il ne veut même pas entendre parler du maillot vert (4e du classement), tenant juste à souligner qu'avec sa « petite » troupe en noir et jaune, il est prêt à piquer dès que la plaine se profile. « On disait que je n'avais pas d'équipe, que je ne pourrais jamais gagner avec elle, eh bien, j'ai failli ! s'emporte l'ancien pistard, vice-champion olympique de l'omnium en 2012 et champion du monde sur piste de l'américaine en 2015. Le groupe est solide et il a envie. La course passait par Châtellerault, chez Sylvain Chavanel ...

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