Toulouse veut devenir le centre mondial de l'Internet des objets

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TOULOUSE VEUT ÊTRE LA SILICON VALLEY FRANÇAISE
TOULOUSE VEUT ÊTRE LA SILICON VALLEY FRANÇAISE

par Julie Rimbert

TOULOUSE (Reuters) - Le regroupement de sociétés innovantes IoT Valley, basé à Labège, au sud de Toulouse, entend devenir un centre mondial de l’internet des objets en installant les forces vives de ce secteur en croissance sur un vaste campus connecté d’ici 2018.

L’ambition de ce site de huit hectares dédié aux objets connectés s’appuie principalement sur le rayonnement de l’entreprise Sigfox, leader mondial de la connectivité des objets, qui a étendu son réseau dans 21 pays.

Fondée en 2009 par six entrepreneurs, l’IoT Valley compte aujourd’hui 30 entreprises membres et plus de 300 collaborateurs. Les perspectives de croissance tablent sur une augmentation des effectifs de 60% d’ici la fin 2016.

Echanges, mutualisation des ressources et des compétences, laboratoire électronique, coaching sur la levée de fonds, mise en réseau des starts-ups avec des mentors ou de grands groupes comme la SNCF qui a installé un bureau au sein de ce regroupement de sociétés, l’IoT Valley veut fédérer les synergies et les moyens pour favoriser l’émergence de talents.

"Notre ambition est de créer une Silicon Valley à la française en regroupant sur un même site des start-ups innovantes, des industriels ou des clients intéressés par ces technologies", souligne Hervé Schlosser, président du futur Campus IoT valley et de l’entreprise France Pari, spécialisée dans les paris sportifs.

"Nous voulons faire de cet endroit unique en France et en Europe un lieu où les jeunes pousses peuvent bénéficier de la dynamique des grands groupes partenaires comme Intel, Microsoft ou Samsung", ajoute-t-il.

CONSEILS AU QUOTIDIEN

Autour du vaisseau amiral Sigfox, le Campus IoT réunira donc les grandes entreprises, des laboratoires, des restaurants, une crèche mais aussi une piscine. Une école de développeurs de la deuxième chance doit y voir le jour dès septembre.

"Il y a une différence de culture entre les grands groupes et les start-ups qui sont souvent frustrées dans leur développement faute de conseils au quotidien", précise Hervé Schlosser. "Sur ce site, les synergies seront regroupées, la mise en réseau simplifiée pour aider ces start-ups à trouver leurs clients, leurs marchés."

Depuis septembre 2015, l’IoT Valley accueille le "Connected Camp", un accélérateur de start-ups, où chaque jeune pousse a accès à près de 60 mentors du réseau, avec un suivi hebdomadaire des équipes pendant neuf mois. Les entrepreneurs bénéficient des conseils business, juridiques et techniques de grands groupes.

Dès 2017, 15 start-ups, au lieu de neuf à l’origine, seront admises chaque année au sein du Connected Camp.

"Nous n’incubons pas les start-ups, nous les accélérons pour les accompagner vers l'industrialisation", assure Nathalie Fabre, qui pilote le projet immobilier de l’IoT Valley.

"Grâce à l’attractivité de Sigfox, nous sommes extrêmement sollicités par de nouvelles sociétés. Nous poussons les murs de nos locaux en s’installant sur de nouveaux terrains mais la liste d’attente des entreprises intéressées ne cesse de s’allonger." 

(Edité par Yves Clarisse)

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  • alphalog il y a 5 mois

    reste plus qu'à trouver 2-3 Français qui parlent vaguement l'anglais et le tour est joué.....:)

  • abaritau il y a 5 mois

    Et Angers??....

  • maryp il y a 5 mois

    le titre de l'article est plutôt marrant. Mais bonne chance quand même.