TOULOUSE, capitale de L'OVALIE

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TOULOUSE, capitale de L'OVALIE
TOULOUSE, capitale de L'OVALIE

Même en Occitanie, l'automne a chassé l'été indien. C'est veille de match à Toulouse et, dans leur tenue bleu canard, les hommes de Guy Novès semblent comme des poissons dans l'eau sur la pelouse humide du Stadium. Détendus, souriants même, ils répètent leurs gammes avec une sérénité qu'ils n'avaient plus montrée depuis bien longtemps.

 

Il faut dire que tout a été fait pour les rassurer. Avant de retrouver les Australiens puis les fameux All Blacks, cette empoignade face aux Samoans a tout d'une gentille mise en bouche. Juste ce qu'il faut dans l'intensité pour en ressortir un léger goût de piquant, mais pas de quoi casser une patte à ces grands gaillards préparés comme jamais par une armée aux petits soins.

 

Malgré leurs protestations — « Attention, c'est une équipe redoutable », rétorquent-ils à l'unisson —, l'indignation forcée ne marche pas. Les joueurs du Pacifique, battus trois fois lors de leurs trois dernières confrontations depuis 1999, n'ont tout simplement pas les moyens de perturber les Bleus.

 

Et puis il y a le lieu, si symbolique, teinté d'une histoire tellement brillante qu'elle ne peut pas se noyer dans les flaques d'eau qui enrobent le Stadium. En fixant ce premier match de la tournée à Toulouse, la Fédération a voulu rendre hommage à son sélectionneur. Guy Novès revient donc sur ses terres, là où il a tout conquis. Avant de prendre en main les destinées du XV de France il y a un an, l'ancien ailier international était en effet parvenu à faire de son club, le Stade toulousain, la plus grande puissance de l'Hexagone pendant plus de deux décennies (dix boucliers de Brennus, le premier en 1989, le dernier en 2012, et quatre Coupes d'Europe).

 

Toulouse, capitale du rugby dans l'Hexagone, méritait de recroiser les Bleus. « C'est un honneur, bien sûr, a souligné Novès. D'autant que c'est tout le staff qui est concerné (NDLR : ses adjoints Jean-Frédéric Dubois et ...

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