Toulon : La dernière du quinquennat Laporte gâchée

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Pourtant en supériorité numérique durant plus de soixante minutes, Toulon s’est incliné ce vendredi en finale du Top 14 face au Racing 92 (29-21). Une défaite frustrante pour des Toulonnais qui sont passés à côté, et ce, pour la dernière de Bernard Laporte.

Bernard Laporte rêvait d’un titre pour finir. Depuis son arrivée sur la Rade en 2011, le bilan de son « quinquennat » est plus qu’honorable. Huit finales sur dix possibles, trois Champions Cup et un Bouclier de Brennus. Mais ce vendredi, Toulon a échoué pour son dernier sommet du Top 14 face au Racing 92 (29-21). « C’est toujours mieux de finir en gagnant », regrettait l’ancien sélectionneur en zone mixte. Une déception compréhensible quand on sait que son équipe s’est délitée pourtant à 15 contre 14. Les joueurs toulonnais ont notamment perdu la bataille des rucks. « Je crois finalement qu’il (le carton rouge, Ndlr) nous a plus tués qu’à eux (rire), ironisait-il. Eux ce n’est pas le cas, puisqu’ils ont été très bons. Je ne sais pas si certains se sont dit en voyant ce carton rouge,      « on a gagné ». Je crois qu’il leur a fait du bien (au Racing 92, Ndlr). Il les a remobilisés. Et puis, ils ont bien joué, il faut le reconnaître ». Malgré une déception évidente, Bernard Laporte reste lucide sur la physionomie de la rencontre.

Une finale pourtant inespérée

Moins souverain que les années passées, le RCT a tout de même fini à la deuxième place de la phase régulière. Ce fut l’arbre cachant la forêt après l’élimination en quart de finale de Champions Cup face à ce même Racing 92, décidément bourreau du club varois cette saison. Alors que Bernard Laporte a assumé à maintes reprises quelques erreurs de recrutement, Toulon n’a tout de même pas été verni cette saison avec notamment la retraite forcée de Paul O’Connell ou la longue absence de Sébastien Tillous-Borde et de Leigh Halfpenny. « Si on m’avait dit il y a deux mois que nous allions jouer une finale, j’aurais dit non, se rappelle le candidat à la président de la FFR. Il faut dire les choses comme elles sont. Je crois qu’aujourd’hui sur l’effectif que nous présentons, je crois que Toulouse est meilleur que nous, que Clermont est nettement meilleur que nous aussi. Et c’est nous qui avons joué la finale... » Un sentiment amplifié par la performance des joueurs de Bernard Laporte.

Des joueurs sont passés au travers

Le coup de mou des joueurs du RCT est assez inexplicable comme le soulignait Guilhem Guirado à la sortie du match. Le goût d’inachevé n’en est que plus fort dans la bouche de Bernard Laporte. « On ne gagne pas des titres avec des joueurs neutres, lance le manager toulonnais. Cela n’existe pas. A des moments, pour gagner des titres, il faut des joueurs au-dessus des autres. A titre individuel, beaucoup de joueurs doivent apprendre de ce match car ils sont passés à côté. » Un tacle dissimulé à certains joueurs de son équipe notamment la charnière transparente ce vendredi. Pourtant attendu dans ce genre de match, Matt Giteau a été méconnaissable tandis que son compère Jonathan Pélissié n’a jamais existé. Là encore, Bernard Laporte peut nourrir des regrets car finir en apothéose n’était pas si loin pour lui et le club de la Rade. Mais rappelons-nous de son arrivée à Toulon. Tout juste débarqué de son poste de secrétaire d’état aux Sports, peu lui ont prédit une telle réussite. Car ne nous trompons pas, le quinquennat du Gaillacois est bien une franche réussite. Un beau présage pour celui qui souhaite gouverner la FFR.
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