Toujours pas d'aide humanitaire à Alep-Est malgré la trêve

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    GENEVE, 4 novembre (Reuters) - Les Nations unies, en 
l'absence de garantie de sécurité, ne peuvent profiter de la 
trêve en vigueur à Alep pour acheminer de l'aide humanitaire 
dans la partie orientale de la ville, assiégée par les forces 
gouvernementales, a dit vendredi un porte-parole de 
l'organisation.  
    La Russie, dont l'aviation appuie l'offensive de l'armée 
syrienne, a autorisé les rebelles à quitter la ville avec leurs 
armes entre 09h00 et 19h00 locales via deux couloirs spéciaux, 
mais l'offre est restée lettre morte.   
    "Les opérations humanitaires ne peuvent pas dépendre des 
initiatives politiques ou militaires", a souligné Jens Laerke, 
porte-parole de l'Onu.  
    "Ce dont nous avons vraiment besoin à Alep, c'est que l'aide 
arrive, qu'elle soit distribuée dans Alep-Est, et il est de la 
responsabilité de toutes les parties de prendre les mesures 
nécessaires, notamment en offrant des garanties de sécurité", 
a-t-il poursuivi.  
    Huit mille rebelles et 250.000 à 275.000 civils se trouvent 
dans la partie orientale de la ville, selon l'Onu.  
    La Russie leur a proposé à plusieurs reprises de quitter 
Alep. L'opposition syrienne l'accuse de tromper la communauté 
internationale par de pseudo concessions alors qu'elle ne cesse 
de renforcer son dispositif militaire.  
    Plusieurs bâtiments de la marine russe, dont son unique 
porte-avions, sont attendus dans les eaux syriennes et l'Otan 
s'attend à les voir participer à l'offensive d'Alep.  
 
 (Tom Miles, Jean-Philippe Lefief pour le service français, 
édité par Gilles Trequesser) 
 
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