Toujours des désaccords à Vienne sur le nucléaire iranien

le , mis à jour à 16:14
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(Actualisé avec ministre chinois, § 8) par Parisa Hafezi et Arshad Mohammed VIENNE, 2 juillet (Reuters) - Des désaccords persistent dans les négociations à Vienne entre l'Iran et le groupe P5+1 sur le programme nucléaire de Téhéran mais les discussions se poursuivaient jeudi en vue de trouver un accord définitif. "Il reste des désaccords substantiels, même à ce stade", a reconnu un diplomate occidental, ajoutant que les propos du guide suprême iranien Ali Khamenei la semaine passée avaient compliqué les choses. L'ayatollah Khamenei, accusant les Etats-Unis de chercher à détruire l'industrie nucléaire de l'Iran, a exclu l'hypothèse d'un gel des activités nucléaires sensibles de son pays pendant une période de dix à douze années. La date butoir pour la signature d'un accord définitif entre Téhéran et le P5+1 a été repoussée au 7 juillet, au lieu du 30 juin. "Le travail se poursuit. Vous allez voir des ministres aller et venir afin de maintenir le rythme de ces discussions. Je ne pense pas que nous soyons actuellement sur le point d'aboutir mais nous allons faire tout notre possible pour maintenir l'élan actuel", a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond, à son arrivée dans la capitale autrichienne. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a souligné quant à lui que toutes les parties souhaitaient vraiment parvenir à un accord, tout en se demandant si elles auraient assez de "courage" et de "volonté" pour y parvenir. Son homologue français, Laurent Fabius, a fait état de progrès sur certaines questions mais a ajouté qu'il y avait encore du travail à faire sur d'autres. SIX MINISTRES À VIENNE Le ministre chinois, Wang Yi, a pour sa part jugé vraiment possible un accord dans les prochains jours, tout en reconnaissant qu'il y avait encore des questions "importantes et sensibles" à régler. "Nous avons confiance que les parties concernées trouveront finalement un accord juste, équitable et équilibré", a-t-il dit. Les chefs de la diplomatie britannique, chinois, français et allemand sont tous à Vienne, où ils ont rejoint le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif. La Russie n'a pas annoncé la venue de son ministre, Sergueï Lavrov. "Il reste des questions clés à régler et nous espérons qu'elles le seront par les ministres", a dit le négociateur iranien Majid Takhteravanchi. "Nous sommes dans les derniers jours mais on ne peut toujours pas dire quel sera LE dernier jour." Pour sa part, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, est attendu dans la journée à Téhéran pour y rencontrer le président iranien Hassan Rohani et d'autres dirigeants iraniens. Selon l'AIEA, les discussions entre Yukiya Amano et les dirigeants iraniens porteront notamment sur la question de l'accès aux sites militaires sensibles et sur la possible dimension militaire (PDM) des recherches nucléaires passées menées par l'Iran. Dans un rapport publié mercredi, l'AIEA indique que Téhéran s'est conformé aux termes de l'accord intérimaire conclu en 2013 avec les grandes puissances, en ramenant ses stocks d'uranium faiblement enrichi à leurs niveaux antérieurs à l'accord. (Avec Louis Charbonneau, John Irish et Shadia Nasralla; Guy Kerivel pour le service français)

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