Total choisit de céder TIGF au consortium Snam-GIC-EDF

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TOTAL EN NÉGOCIATIONS EXCLUSIVES POUR CÉDER TGIF AVEC UN CONSORTIUM RÉUNISSANT SNAM, GIC ET EDF
TOTAL EN NÉGOCIATIONS EXCLUSIVES POUR CÉDER TGIF AVEC UN CONSORTIUM RÉUNISSANT SNAM, GIC ET EDF

PARIS (Reuters) - Total a annoncé mardi qu'il entrait en négociations exclusives avec un consortium réunissant l'italien Snam, le fonds singapourien GIC et EDF en vue de lui céder sa filiale de transport et de stockage de gaz TIGF.

L'offre du consortium porte sur 100% du capital de la société et la valorise 2,4 milliards d'euros, a précisé le groupe pétrolier dans un communiqué.

Plusieurs sources indiquaient récemment que Snam détiendrait 45% du groupement, le fonds GIC 35% et EDF 20% à travers son fonds dédié au démantèlement des centrales nucléaires.

Un autre consortium réunissant le belge Fluxys, la Caisse des dépôts, le fonds d'investissement Adia d'Abou Dhabi, Axa, Crédit agricole Assurances, CNP Assurances et le fonds de pension néerlandais PGGM, était également candidat au rachat de TIGF.

Parmi les repreneurs désignés de la société, Snam a pu faire valoir son expertise industrielle, le groupe italien exploitant huit sites de stockage, contre seulement un pour son concurrent Fluxys.

Une source au fait des projets du consortium Snam-GIC-EDF indiquait en outre récemment que TIGF serait intégrée dans le développement européen de Snam mais resterait "une entreprise indépendante".

Le consortium n'aurait par ailleurs qu'un recours limité à la dette pour financer le rachat de la filiale de Total.

La vente de TIGF s'inscrit dans le cadre du projet du groupe pétrolier de céder pour 15 à 20 milliards de dollars d'actifs, qui doit lui permettre de financer ses investissements et de doper sa génération de trésorerie.

Des sources proches du processus de vente déclaraient ces dernières semaines que TIGF était aujourd'hui valorisée dans le bas d'une fourchette de 2 à 3 milliards d'euros évoquée au début du processus, principalement en raison d'incertitudes pesant sur ses perspectives dans le stockage.

Active dans 15 départements du sud-ouest de la France, TIGF emploie près de 500 personnes. La société exploite 5.000 km de canalisations et deux sites de stockage, assurant près de 13% du transport de gaz en France.

Elle a enregistré un chiffre d'affaires de 353 millions d'euros en 2011, dont 58% dans le transport. Cette activité régulée bénéficie de tarifs fixés par la Commission de régulation de l'énergie qui garantissent en partie ses performances futures.

Le stockage subit en revanche les effets du recul de la consommation de gaz en Europe.

Les syndicats, très impliqués dans le processus de vente, ont exigé des garanties pour les salariés de TIGF.

Le dialogue avec les représentants des salariés a abouti à un accord qui porte notamment sur la préservation de l'emploi, le maintien des dispositions sociales et le maintien du siège à Pau (Pyrénées-Atlantique), a précisé Total.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait indiqué en novembre dernier que le gouvernement français était "très attentif" au sort de TIGF.

Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot

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