Total a stoppé la fuite de gaz sur la plate-forme en mer du Nord

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Total a stoppé la fuite de gaz sur la plate-forme en mer du Nord
Total a stoppé la fuite de gaz sur la plate-forme en mer du Nord

PARIS (Reuters) - Le groupe pétrolier Total a annoncé mercredi être parvenu à arrêter la fuite de gaz qui l'avait contraint fin mars à évacuer sa plate-forme d'Elgin, en mer du Nord.

Il est trop tôt pour savoir quand la production va reprendre, a précisé un porte-parole de Total.

"L'opération, qui a consisté à injecter de la boue dans le puits, a commencé le 15 mai et la fuite a été stoppée 12 heures plus tard", a fait savoir le groupe dans un communiqué.

Le puits sera surveillé dans les prochains jours pour confirmer la réussite complète de l'opération, a-t-il ajouté.

La fuite avait été décelée le 25 mars. Total avait arrêté la production et évacué les 238 employés du site.

La plate-forme d'Elgin, située à 240 km de la ville écossaise d'Aberdeen, représente une production de neuf millions de mètres cubes de gaz par jour, l'équivalent de 3% de la production britannique de gaz naturel, ainsi que 60.000 barils par jour de brut léger.

La fuite coûtait environ trois millions de dollars par jour à Total, manque à gagner et coûts d'intervention réunis.

Le PDG de Total Christophe de Margerie, lors d'une interview à Reuters début mai, avait estimé à environ 300 millions de dollars (228 millions d'euros) dans le pire des cas la perte de production liée à l'incident d'Elgin.

En Bourse, l'action Total prenait 2% à plus de 35 euros en début d'après-midi.

"C'est assurément une bonne nouvelle pour le groupe. On attend maintenant les coûts définitifs mais on ne prévoit pas de mauvaise surprise", commentaient les analystes d'Alphavalue.

Total avait dans un premier temps estimé que six mois pourraient être nécessaires pour réparer la fuite s'il fallait creuser un puits de dérivation.

Il avait indiqué la semaine dernière que le volume de gaz s'échappant du puits était tombé à environ 50.000 mètres cubes par jour, contre 200.000 m3/jour au début de la fuite.

Les associations de défense de l'environnement s'étaient inquiétées dans les premiers temps de la formation d'un nuage de gaz naturel potentiellement explosif autour de la plate-forme, dont l'accès était interdit à plusieurs kilomètres à la ronde. Greenpeace avait procédé à des relevés d'air et d'eau qui ont montré l'absence de danger pour l'environnement.

En avril 2010, l'explosion et le naufrage d'une plate-forme pétrolière dans le golfe du Mexique avait fait onze morts, et quelque 4,9 millions de barils de pétrole brut s'étaient échappés d'un puits foré pour le compte du groupe britannique BP.

Marion Douet, Caroline Jacobs et Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez

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  • m.young le mercredi 16 mai 2012 à 14:05

    TOTAL BRAVO !