Toshiba veut céder une partie de sa filiale nucléaire Westinghouse

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TOSHIBA VEUT CÉDER UNE PARTIE DE SA FILIALE NUCLÉAIRE AMÉRICAINE WESTINGHOUSE
TOSHIBA VEUT CÉDER UNE PARTIE DE SA FILIALE NUCLÉAIRE AMÉRICAINE WESTINGHOUSE

TOKYO (Reuters) - Toshiba est en discussions avec six interlocuteurs en vue de céder un total de 36% de sa filiale nucléaire américaine Westinghouse, a dit vendredi à Reuters le directeur général du groupe japonais Norio Sasaki.

Ce dernier a ajouté qu'il n'y avait toutefois aucune urgence en la matière.

La génération de trésorerie du conglomérat industriel et électronique japonais a baissé ces derniers trimestres, du fait d'une série d'acquisitions comme celle du suisse Landis+Gyr.

Toshiba veut donc céder une partie de Westinghouse pour reconstituer une cagnotte susceptible d'être utilisée pour de nouveaux investissements.

"Nous sommes en discussions avec six groupes différents pour la part dans Westinghouse", a dit Norio Sasaki, sans préciser combien il comptait retirer de la cession.

En 2006, au plus fort d'un boom nucléaire alors en cours, Toshiba s'était associé avec IHI pour racheter Westinghouse pour 5,4 milliards de dollars.

D'un côté, selon un scénario idéal, une société américaine devrait racheter la part de 20% dans Westinghouse que le groupe d'ingénierie Shaw, basé en Louisiane, doit rétrocéder à Toshiba en janvier, a déclaré Norio Sasaki.

Il a ajouté que Toshiba était en pourparlers avec trois parties pour le rachat de la part de Shaw. Le groupe discute également avec trois autres entités d'une cession d'une participation de 16% supplémentaire dans Westinghouse.

En octobre dernier, Toshiba avait réduit de 13% sa prévision de bénéfice d'exploitation annuel, à 260 milliards de yens (2,51 milliards d'euros), disant que les incertitudes économiques globales pesaient sur ses perspectives d'activité.

En mai, le groupe avait déclaré vouloir plus que doubler en trois ans son bénéfice d'exploitation annuel, d'une part en développant ce qu'il appelle ses activités d'"infrastructures sociales", qui regroupe des produits tels que les escalators, les équipements médicaux et les centrales nucléaires, d'autre part en augmentant ses ventes d'électronique.

Confrontés à une hostilité de l'opinion publique japonaise à l'égard de la filière nucléaire après la catastrophe de Fukushima Daiichi en mars 2011, les fabricants de réacteurs tels que Toshiba et Hitachi sont en quête d'opportunités de croissance à l'international.

Toshiba tout comme le français Areva sont candidats au projet Fennovoima, en Finlande, après que l'allemand E.ON a annoncé son désengagement fin octobre.

Mari Saito et Maki Shiraki; Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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