Torture en Libye : enquête sur la société française Amesys

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La filiale française de Bull, accusée d'avoir fourni un système de surveillance au régime de Mouammar Kadhafi, est au c?ur d'une information judiciaire pour complicité d'actes de torture.

Le parquet de Paris vient d'ouvrir une information judiciaire contre la société d'ingénierie française Amesys, filiale de Bull. Cette décision fait suite à la plainte avec constitution de partie civile déposée à l'automne 2011 contre l'entreprise d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) pour «complicité de torture» par la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) et la Ligue des droits de l'homme (LDH). Les deux ONG accusent Amesys d'avoir fourni au régime du colonel Kadhafi un système de surveillance des communications sur Internet destiné à surveiller la population libyenne. Un logiciel baptisé Eagle qui, selon la FIDH, aurait permis au régime «de placer sous surveillance les opposants, de les arrêter et de les mettre en prison, où ils étaient torturés», d'où le chef d'inculpation.

L'affaire avait été révélée fin août par des journalistes du Wall Street Journal, qui avaient découvert à Tripoli du matériel commercialisé par l'entreprise fr

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