Toro de la Vega, le coup de grâce à l'Espagne "barbare" ?

le
1
La fête demeure, mais un décret interdit de faire souffrir et de tuer l'animal.
La fête demeure, mais un décret interdit de faire souffrir et de tuer l'animal.

Depuis 1534, à Tordesillas, une bourgade poussiéreuse de Castille-et-León, une tradition réunit tous les habitants, chaque mois de septembre. Son nom : « el Toro de la Vega ». Toute la cruauté humaine contre l'animal s'y concentre : le taureau est lâché sur le territoire municipal, les habitants courent à sa poursuite, dont certains à cheval et armés de lances ; le but de la man?uvre consiste à le harceler, l'apeurer, le contraindre à se placer dans un cul-de-sac, puis à lui donner la mort à grands coups de lance, sur fond de compétition où les cavaliers doivent faire preuve de dextérité et de précision. De l'avis général, il n'est aucune autre fête taurine en Espagne où l'animal souffre autant.

Depuis des années, au cours desquelles on assisté à l'ascension des mouvements pro-animaux, « el Toro de la vega » de Tordesillas est brocardé comme une séquelle de l'« Espagne barbare ». Chaque mois de septembre, écologistes et journalistes (les uns pour s'opposer à la « fête » , les autres pour la couvrir) sont reçus avec violence par la majorité des habitants, qui ne supportent pas que des « gens d'ailleurs » veuillent leur imposer l'interdiction d'une tradition très ancrée.

C'est pourtant ce qui a été décidé. Le gouvernement régional de Castille-et-León (paradoxalement dominé par les conservateurs du Parti populaire, au pouvoir aussi à Madrid), après de longs atermoiements, a...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • 2445joye il y a 11 mois

    S'ils n'ont plus la possibilité de faire cela chez eux, ils pourront toujours venir le faire dans notre Sud-Ouest, le sanctuaire des forces de progrès...