Top 14: Toulouse se fait peur mais dompte Clermont

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par Jean Décotte

TOULOUSE (Reuters) - Toulouse a marqué son territoire samedi face à Clermont en Top 14 (30-22) et conservé son invincibilité à domicile cette saison malgré quelques frayeurs et un bonus envolé en toute fin de match, sans déloger le RC Toulon de la tête.

Les Varois, qui ont balayé Grenoble 39-3, totalisent 47 points contre 42 pour les champions de France en titre.

Après la parenthèse internationale de novembre, Toulouse et Clermont ont multiplié les imprécisions: ballon perdu, lancer en touche pas droit, chandelle dévissée...

C'est d'ailleurs à la suite d'une passe mal ajustée de Clermont que les Rouge et Noir ont inscrit leur premier essai, par Yann David (13e). Le second, signé Luke Burgess, est intervenu quatre minutes plus tard (17e).

Dominés, les Auvergnats se sont maintenus à portée par quatre pénalités de Morgan Parra (9e, 15e, 25e, 37e).

Mais dès le début de la deuxième période, Yoann Huget a inscrit le troisième essai toulousain (41e), transformé par le métronome Luke McAlister.

Entré en jeu, Benson Stanley a privé Toulouse du point de bonus offensif en filant aplatir au terme d'une action collective (27-19, 67e), avant qu'une pénalité de Parra ne place les Clermontois à un essai de l'exploit.

Les hommes de Vern Cotter ont tenté d'emballer le match, mais une pénalité de plus de 50 mètres de Luke McAlister (79e) a assuré le succès toulousain, sans que Clermont, par un drop raté de Brock James, ne parvienne à arracher le bonus défensif.

Toulouse a donc confisqué la seconde place à l'ASM, à défaut d'inquiéter Toulon au classement.

Car malgré un début de saison impressionnant de la part du promu isérois, les hommes de Fabrice Landreau n'ont rien pu faire face à l'armada toulonnaise.

Dès la sixième minute, David Smith a profité d'une mauvaise passe de Lucas Dupont pour ramasser le ballon, foncer seul dans l'en-but et aplatir après une course de 50 mètres (7-0).

Un quart d'heure plus tard, Juan Fernandez Lobbe a aplati à son tour sur le petit côté au pied du poteau mais son essai ne sera pas transformé par Jonny Wilkinson (12-0). La seconde période a été à l'image de la première: un mauvais moment à passer pour le FCG, privés de ballon et indisciplinés.

LE RACING ÉVITE UNE NOUVELLE DÉFAITE

Autre affiche de cette 12e journée de Top 14, le derby francilien entre le Racing Métro et le Stade Français. Les Racingmen de Gonzalo Quesada avaient à coeur d'éviter une sixième défaite de suite en championnat. Mission réussie: 23-15.

Lent et laborieux, le match a mis du temps à s'emballer. Malgré un essai de l'ancien joueur du Stade Français, Dimitri Szarzewski, à la 36e minute, le match n'aura été vif et engagé que dans les cinq dernières minutes.

Après un bel essai collectif du Racing à la 76e, aplati par Fabrice Estebanez (20-15), le Stade Français a tenté le tout pour le tout en relançant chaque ballon et en mettant de l'intensité dans ses duels.

Mais cette ferveur s'est finalement retournée contre les coéquipiers de Pascal Papé qui ont commis un en-avant et concédé une dernière pénalité aux Ciel et Blanc à deux minutes de la fin.

Mont-de-Marsan en était au même point que le Racing Métro: tenter de relever la tête. Et à la mi-temps, le promu menait 15-6 grâce à cinq pénalités accordées et toutes transformées par Antoine Vignau-Tuquet.

Mais c'était sans compter sur les Castrais, emmenés par un Rory Kockott des grands jours qui a montré le chemin de la ligne d'en-but à ses coéquipiers. Avec trois essais en seconde mi-temps, le CO s'est imposé 31-15 avec le bonus offensif.

A Montpellier, Bayonne a mené pendant 50 minutes mais les Basques ont finalement laissé échapper le match au profit des Héraultais (29-22).

Enfin, Biarritz s'est fait peur, bousculé par des Bordelais. Pour preuve, le BO s'est imposé avec un seul essai, aplati par Imanol Harinordoquy, de retour après trois mois d'absence. Contre trois pour l'UBB, tous marqués dans les vingt dernières minutes.

Ça n'a pas suffi aux Bordelais qui ont néanmoins quitté le Pays Basque avec un point de bonus défensif très précieux, qui leur a permis de passer devant Agen et de quitter la zone de relégation.

Les équipes quittent le Top 14 le temps de deux semaines de championnats européens.

Avec Cécile Grès à Paris, édité par Simon Carraud

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