Top 14: Toulouse rêve d'une fin de série à Castres

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par Jean Décotte

TOULOUSE (Reuters) - Le Stade Toulousain a rarement enchaîné trois matches sans victoire ces dernières années mais, amoindri par les absences, le club champion de France aura fort à faire dimanche à Castres en Top 14 pour éviter une troisième défaite d'affilée.

Après deux revers chez les Ospreys gallois en Coupe d'Europe (17-6) puis à Grenoble en championnat (15-6), les Rouge et Noir voient se profiler un nouveau déplacement délicat chez les Castrais, qui restent sur une belle série de huit succès toutes compétitions confondues.

En cas de victoire, Castres conserverait son invincibilité cette saison à domicile et dépasserait son adversaire du jour au classement du Top 14, dont il occupe actuellement le quatrième rang à égalité de points (42) avec Toulouse, troisième.

"Les Castrais sont en pleine forme, on va chez eux, ce ne serait pas illogique qu'on perde encore une fois", estime le trois-quarts toulousain Clément Poitrenaud, qui pourrait faire son retour de blessure (psoas) à l'occasion de cette 14e journée de championnat.

"La dynamique est de leur côté, forcément et nous on reste sur deux défaites. Même s'il n'y a pas péril en la demeure, ça ne nous est pas arrivé depuis bien longtemps."

"ON EST VRAIMENT SUR NOS GARDES"

La dernière fois que Toulouse a perdu deux matches d'affilée, c'était en avril dernier: les hommes de Guy Novès avait été éliminés à Edimbourg en quarts de finale de Coupe d'Europe (19-14) avant de trébucher à Perpignan (25-10). Mais ils s'étaient aussitôt repris en l'emportant contre Brive (30-21).

En janvier 2009, les Rouge et Noir avaient, chose rare, enchaîné trois matches sans victoire : ils avaient perdu contre Glasgow et fait match nul à Bath en H-Cup, avant de perdre à Biarritz en Top 14.

"On sait très bien que les Toulousains vont venir hyper déterminés parce qu'ils ont eu deux petites déconvenues", prévient le deuxième ligne castrais Matthias Rolland, qui s'attend à rencontrer des adversaires "vexés".

"Ils ont rarement perdu deux fois, je pense que trois fois à la suite, ça ne leur est quasiment jamais arrivé depuis quelques années. On est vraiment sur nos gardes."

Les statistiques sont toutefois du côté du Castres Olympique, qui n'a plus perdu depuis 2008 contre Toulouse au stade Pierre-Antoine et ambitionne de garder son antre inviolé sur l'ensemble du championnat.

"On s'est fixé avec les joueurs depuis le début de la saison d'essayer de rester invaincus à domicile", explique Laurent Labit, co-entraîneur du club tarnais.

Heureux de la "dynamique actuelle" de son équipe, le technicien salue "la meilleure phase aller" réalisée par le CO depuis son arrivée aux commandes avec Laurent Travers il y a quatre ans.

"On ne va pas dire qu'on fait des complexes par rapport à (Toulouse). On a aussi, nous, des certitudes, des qualités. On sait très bien qu'on est capable par moments de les bousculer", assure-t-il.

CINQ INTERNATIONAUX AU REPOS

Pour tenter de rebondir à Castres, les Toulousains seront encore diminués par les absences, comme souvent ces dernières semaines.

Cinq de leurs internationaux bénéficient d'une semaine de repos comme le règlement le prévoit : Louis Picamoles, Census Johnston, Yoann Huget, Yannick Nyanga et Yoann Maestri.

En outre, l'ouvreur et maître à jouer néo-zélandais Luke McAlister est encore indisponible, ce qui pourrait hâter le retour de blessure de Lionel Beauxis (voûte plantaire).

"Ça fait trois semaines qu'on est à flux tendu (...), qu'on ne peut pas bosser, qu'on est surtout sur de la récupération et des soins", peste l'ailier toulousain Vincent Clerc.

"Quand on est dans une période un peu plus fragile, le fait de ne pas bosser fait que le week-end, on n'arrive pas avec plus de certitudes et qu'on n'a souvent pas corrigé le tir", souligne l'international français.

Mais Laurent Labit ne croit pas que la mise au repos forcée des internationaux toulousains pèsera sur le match de dimanche (16h00).

"C'est le lot de toutes les équipes qui ont des sélectionnés. Eux, bien sûr, comme souvent, en ont plus que les autres. Mais c'est la règle du jeu, on la connaissait à l'avance", souligne le technicien castrais, qui s'attend malgré tout à un match difficile.

"Quand on joue contre Toulouse, qu'ils aient perdu, qu'ils aient gagné, on a toujours peur de rencontrer cette équipe."

Edité par Chrystel Boulet-Euchin et Jean-Stéphane Brosse

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