Top 14: Toulon-Toulouse avec Clermont en embuscade

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par Cécile Grès

PARIS (Reuters) - Le match Toulon-Toulouse sera samedi une bataille des chefs du Top 14 mais un troisième larron, Clermont, a bien l'intention de tirer un bénéfice maximum de ce duel rouge et noir.

S'ils gagnent au Stade de France face au Stade Français samedi en début d'après-midi, les Jaunards n'auront plus qu'à attendre la soirée pour savoir qui des deux T sera leur victime indirecte du jour.

Une victoire de Toulon leur permettrait de consolider leur deuxième place et de creuser un écart de sept à neuf points sur Toulouse dans la course aux deux premières places directement qualificatives pour les demi-finales.

Une victoire de Toulouse leur permettrait tout simplement de prendre la première place à Toulon.

Un cran au-dessous dans la hiérarchie du Top 14, le match Castres-Montpellier, entre le quatrième avec 54 points contre le cinquième à une longueur, sera estampillé qualification pour les barrages.

Racing-Métro-Grenoble, sixième avec 50 points contre septième à 47 points, portera le même label.

Dans la rencontre entre Bordeaux-Bègles et Agen, c'est de la deuxième place de relégable qu'il sera question entre le 13e et avant-dernier avec 25 points et le 12e avec 27 points.

L'ouvreur de l'UBB, Camille Lopez, essaie pourtant de dédramatiser le match à sept journées de la fin même s'il reconnaît qu'il "sera forcément important".

La dramatisation bat son plein en revanche sur les bords de la Nive et de l'Adour où se prépare le derby basque entre Bayonne et Biarritz qui sont deux des rares clubs de rugby français à avoir des mascottes omniprésentes, Pottoka et Géronimo.

Mais que trouver de plus dramatique que l'affrontement qui se prépare au Stade Mayol.

Depuis le début de la saison, entre leurs larges victoires en Top 14 et leur beau parcours en Coupe d'Europe, Toulon et son effectif de stars volent la vedette à Toulouse, ce qui a tendance à agacer le double champion de France en titre.

"JE NE ME PRIVERAI DE RIEN"

Repoussé à la troisième place, à sept points de Toulon et à quatre de Clermont, le Stade aura donc à coeur de reprendre un ascendant peut-être plus psychologique que numérique.

"Je ne sais pas si on peut dire que Toulon est une référence parce que, pour l'être, il faut gagner des matches, gagner des titres", a déclaré le demi de mêlée Jean-Marc Doussain jeudi en conférence de presse.

"Pour l'instant, ce sont eux les leaders du Top 14 et ils méritent cette place parce qu'ils ont un gros effectif. On verra samedi où on en est, parce qu'on pense qu'on commence un peu à reprendre notre marche en avant", a-t-il ajouté.

Les Toulonnais, eux, jouent la sérénité, à l'image d'Olivier Azam, entraîneur des avants, qui a décidé de ne pas se formaliser plus que ça de cette rencontre.

"On joue les champions de France en titre, à Mayol. C'est une équipe qui comme nous, en ce moment, a des résultats un peu en dents de scie", a-t-il dit après la défaite de son équipe à Castres la semaine dernière (25-20).

"On a huit jours pour se préparer et répondre présent".

Tout au long de la semaine, les joueurs de Toulon ont d'ailleurs fait profil bas, déclinant les interviews et laissant leur président, Mourad Boudjellal, occuper le terrain médiatique.

Pour Guy Novès, il s'agissait d'afficher une vraie décontraction vis-à-vis de l'enjeu et du challenge qui attend le Stade dans l'ambiance si particulière de Mayol.

"Qu'ils soient premiers, ça ne change rien, il y a des périodes où on est en-dessous et d'autres au-dessus, et dans les périodes où nous étions au-dessus, notamment l'année dernière, ça ne changeait rien non plus", a assuré le manager toulousain.

Comme son homologue Bernard Laporte, il devra cependant gérer un problème spécial, celui des internationaux laissés à leur disposition en ce week-end de pause du Tournoi des Six Nations.

Tous deux ne dévoileront sans doute leur stratégie qu'au dernier moment. Bernard Laporte a inscrit Jocelino Suta, Frédéric Michalak et Mathieu Bastareaud dans son groupe mais n'a pas précisé s'il leur ferait débuter le match ou pas.

"Je ne me priverai de rien à partir du moment où les joueurs sont disponibles", a lancé Guy Novès qui est confronté à la sélection de huit de ses joueurs dans le XV de France.

Edité par Jean-Paul Couret

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