Top 14: Toulon peut faire mieux, prévient Bernard Laporte

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par Cécile Grès

PARIS (Reuters) - Toulon est quasiment certain d'être sacré champion d'automne samedi à Agen, où il conclut sa phase aller de Top 14, mais Bernard Laporte, son manager, n'y prête guère attention parce que son équipe, dit-il à Reuters, peut être encore meilleure.

Pour que le club varois laisse échapper sa première place, il faudrait qu'il perde sans prendre de bonus défensif à Agen, avant-dernier et qui n'a plus gagné un match de Top 14 depuis le 6 octobre. Et que dans le même temps, Toulouse fasse le plein à Grenoble, sixième.

Pourtant, l'ancien sélectionneur du XV de France, dont les hommes restent sur une démonstration de force en Coupe d'Europe face à Sale (62-0), fait dans la mesure.

"Ce n'est pas encore fait, on pourra dire qu'on est champions d'automne quand on le sera vraiment et numériquement", a-t-il dit dans un entretien téléphonique.

"Premier ou pas, peu importe", reprend-il.

"Oui, si on termine les phases aller à la première place, c'est bon signe, ça veut dire qu'on est en bonne santé, que ça va plutôt bien pour nous et qu'on a disputé une belle première partie de championnat. Mais il en reste une deuxième à assurer."

La saison dernière, Toulon n'avait pas passé une seule journée en tête du Top 14. Cette année, il semble intouchable, même s'il a perdu face à ses deux plus sérieux rivaux, Toulouse (32-9) et Clermont (24-21), chaque fois à l'extérieur.

"JE N'AI JAMAIS PEUR"

Bernard Laporte explique cette réussite par le remaniement de son effectif, "allégé et de meilleure qualité par rapport à l'année dernière".

A l'intersaison, Toulon a privilégié la qualité à la quantité avec des arrivées de très haut niveau -Frédéric Michalak, Maxime Mermoz, Delon Armitage ou encore Chris Masoe-, et les départs d'une vingtaine de joueurs.

Le groupe toulonnais est ainsi fait de stars internationales qui s'offrent le luxe de bien s'entendre. Bernard Laporte assure n'avoir jamais redouté que la rivalité prenne le pas entre des individualités si fortes.

"Je n'ai jamais peur, moi", plaisante-t-il avant de se faire plus sérieux et d'afficher sa satisfaction: "L'entente est quasiment chimique entre les joueurs. Le groupe vit très bien, c'est vrai. Il y a plein de facteurs qui justifient cette cohésion mais la première raison, c'est qu'on les oblige à jouer et vivre avec humilité."

Les performances toulonnaises invitent pourtant à se laisser griser, à l'image du match contre Sale en H Cup ou ce parcours en championnat ponctué de six bonus offensifs en 12 matches.

Bernard Laporte n'en a cure, car il ne doute pas que son équipe, considérée comme une des seules du continent à pouvoir viser le doublé Coupe d'Europe-championnat, n'a pas encore montré son meilleur visage.

"Bien sûr, nous avons encore une belle marge de progression et je vais vous dire pourquoi: parce qu'on se remet en question toutes les semaines", conclut-il.

Edité par Gregory Blachier

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