Top 14 - Racing 92 / Laurent Travers : « Nous ne sommes pas le Stade Français »

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Top 14 - Racing 92 / Laurent Travers : « Nous ne sommes pas le Stade Français »
Top 14 - Racing 92 / Laurent Travers : « Nous ne sommes pas le Stade Français »

A quelques heures du derby face au Stade Français (14h45), l’entraîneur du Racing 92, Laurent Travers, livre les clés du derby face au Racing 92 et parle de l’arrivée de Patricio Noriega.

Laurent Travers, l’incapacité à l’extérieur de votre équipe (quatre défaites, ndlr) vous donne peu de joker à domicile ? On a une défaillance actuellement à l’extérieur, et sur ce qu’on a pu montrer lors des matchs, on ne peut que s’en prendre qu’à nous-mêmes. On n’a pas ou on ne fait pas le nécessaire. Pour pouvoir gagner un match à l’extérieur, il faut être beaucoup plus constant sur l’ensemble d’un match. Comment l’expliquez-vous ? C’est au niveau de l’approche mentale mais aussi du calendrier. Mais il ne faut pas oublier que le fait de se déplacer avec le statut de champion en titre fait qu’on est un peu l’équipe à battre. C’est un peu le match de l’année pour les autres équipes. A partir de là, les équipes adverses sont plus concentrées, mettent plus d’agressivité et nous un peu moins. C’est ce qui fait la différence. Qu’attendez-vous de ce match pour deux équipes qui sont très proche au classement ? Oui, tout à fait, deux équipes assez proches par rapport au classement, au résultat. Que ce soit le Stade Français ou une autre équipe, ce qu’il a de sûr c’est qu’on doit gagner pour frôler les six premières places.

Travers : « Ce n’est pas parce qu’on battra le Stade Français qu’on sera champion de France »

Votre début de saison est un peu similaire à celui du Stade Français après le titre de champion, est-ce l’exemple à suivre ? Non, nous ne sommes pas le Stade Français. Nous sommes le Racing. On a une saison à faire et on essaiera de faire la meilleure saison possible. On n’a pas d’exemple à suivre. Est-ce que la défaite face à Brive (25-16) vous a incité à revoir la composition de l’équipe ? Bien sûr qu’on tient compte de la performance mais il y a aussi le calendrier, le classement à prendre en compte. On essaye de mettre les meilleurs joueurs pour gagner un match. On va essayer de gérer l’effectif pour pouvoir remporter tous nos matchs. Pour en revenir au derby, c’est un match entre les deux derniers champions de France, est-ce que ce match a une saveur particulière ou c’est juste le huitième match du championnat ? Je n’y avait pas du tout pensé (rires). Pour vous, ce match a une saveur particulière. Pour nous, je vous le dis et ce n’est pas de la langue de bois, ce sera le huitième match et il y en aura un neuvième puis un dixième. Ce n’est pas parce qu’on battra le Stade Français qu’on sera champion de France. On sera champion de rien. Ce qui nous importe c’est de faire le maximum pour être dans le Top 6. Ne sentez-vous pas que ce derby a quand même pris un peu plus d’importance ? Sincèrement non. Peut-être pour les joueurs mais pour nous, le staff, c’est non. Et encore, je ne suis pas sûr que ça soit le cas pour les joueurs. L’important, c’est de gagner le match, peu importe l’adversaire en face.

Travers : « important d’avoir des spécialistes »

Votre staff s’est renforcé avec l’arrivée de Patricio Noriega, c’est vous qui l’avez demandé ? Oui, c’est bien moi. C’était déjà en étude, ça ne date pas de cette année. Avec Laurent (Labit), on a l’habitude de faire évoluer le staff comme ça a été le cas avec Ronan O’Gara. J’avais le souhait que l’on travaille la conquête. Ça posait des problèmes au niveau du planning pour travailler des choses spécifiques. Le fait qu’on soit deux me permet de travailler sur un domaine avec un groupe (mêlée, touche, portée...). J’avais déjà rencontré « Pato » et lorsque j’ai su qu’il était libre, j’en ai parlé avec mon président. Derrière, on lui a donné comme mission d’être responsable de la première ligne, de la mêlée mais aussi du centre de formation. C’est-à-dire la formation de la mêlée au niveau des jeunes, mais aussi des éducateurs, ainsi que la détection des jeunes. C’est donc un travail global qu’aura Patricio Noriega ? Oui, il sera en début de semaine avec nous, puis il ira rejoindre le centre de formation en fin de semaine quand il y aura moins de travail. On s’aperçoit que ce n’est pas la peine d’enfiler des perles. Il est important d’avoir des spécialistes dans des domaines mais aussi qu’on puisse se structurer au niveau du club et faire une formation qu’y aille de l’étage du plus haut au plus bas. Et pour qu’on ait tous la même façon de travailler. Son arrivée est une bonne nouvelle ? Oui et en plus on a mûrement réfléchi. On avait déjà hésité l’an dernier. On risque encore cette saison ou dans les années à suivre au niveau de l’ensemble du club de développer encore le club. Mais ce n’est pas la peine de rajouter car à la fin on ne sait plus qui fait quoi. Propos recueillis par Steve Picard
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