Top 14: Quesada admet que les temps sont durs pour le Racing

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par Cécile Grès

PARIS (Reuters) - Le Racing-Métro traverse une zone de turbulences, de l'aveu de l'entraîneur Gonzalo Quesada qui a vu son équipe s'incliner trois fois d'affilée en Top 14.

Encore battus par Perpignan samedi dernier (17-13), les Racingmen ne pouvaient pas plus mal préparer leur déplacement à Toulouse, jeudi, pour affronter le champion de France en titre.

Et les résultats ne sont pas beaucoup plus glorieux en Coupe d'Europe: les Franciliens affichent un bilan mitigé avec une seule victoire en deux matches, face à la province irlandaise du Munster, le 13 octobre dernier.

"Je ne vais pas vous mentir, c'est dur. Je suis le premier à vouloir rester positif dans n'importe quelle circonstance, mais là c'est très dur à encaisser", a reconnu Gonzalo Quesada lors d'une conférence de presse organisée en début de semaine.

Pour ne rien arranger, l'infirmerie est pleine à craquer et Gonzalo Quesada doit se passer de Johnny Leo'o, Santiago Dellape, Guillaume Boussès, Mathieu Bélie, Jonathan Wisniewski et de Albert Vulivuli, entre autres.

L'atmosphère est encore un peu plus alourdie par les rumeurs de chamboulement de l'organigramme. Laurent Travers et Laurent Labit, qui officient actuellement à Castres, sont en effet pressentis pour prendre la place de l'actuel entraîneur.

Malgré tout, le principal intéressé a tenu à souligner l'attitude exemplaire de ses joueurs en cette période un peu trouble.

"Ils restent revanchards et responsables, conscients de leurs forces potentielles."

"Je crois que ça les a encore un peu plus soudés, les leaders ont pris les choses en main, c'était important et ça a été fait", a constaté, rassuré, l'ancien entraîneur des arrières du XV de France.

PAS DE PONT POUR LES CADRES

Gonzalo Quesada mise donc sur la capacité de rebond de ses joueurs avant le bref séjour en Haute-Garonne, quelques jours à peine après le revers contre Perpignan. Un mal pour un bien, selon le stratège.

"Ça ne nous laisse pas le temps de gamberger. C'est sûr que ça risque d'être un peu tôt pour les organismes mais nous n'avons pas le choix, nous travaillons dans l'urgence."

Pour certains joueurs, comme le demi de mêlée Maxime Machenaud, ce match sera le cinquième en seulement 25 jours. Mais avec tous ses blessés, le Racing n'a pas d'autre choix.

"Nous aurions aimé aller à Toulouse dans une autre situation, pouvoir faire tourner l'effectif, mais nous sommes désormais obligés de penser et de travailler sur le court terme", a déploré Quesada.

Pas de pont de la Toussaint pour les cadres: ce sera l'équipe la plus compétitive qui fera le déplacement.

L'entraîneur connaît aussi cet adage selon lequel Toulouse ne perd jamais deux fois de suite. La chute du champion, la semaine dernière face au Stade Français, n'est donc pas forcément une bonne nouvelle pour le Racing.

Surtout que Quesada connaît bien les leaders de jeu toulousains, pour les avoir entraînés avec le XV de France.

"Ils sont là pour rappeler qu'il y a un combat à mener et généralement, après une défaite, la réaction d'orgueil est attendue."

"Je suis en France depuis 2000. A chaque fois, Toulouse fait le même coup, avec un début de saison en demi-teinte, tranquille, organisé sereinement, donc on ne se rend pas compte."

"Ils organisent leur année sur des cycles, petit à petit, ils augmentent le niveau. Et comme par hasard, quand il s'agit des phases finales, les horloges sont à l'heure toulousaine et ils sont au rendez-vous", a anticipé Quesada.

Alors jeudi, le Racing ne fera pas de cadeaux et se montrera prêt pour le combat.

"On va essayer, du moins."

Edité par Simon Carraud

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