Top 14: Paris et le Racing à la relance

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LA 13E JOURNÉE DU TOP 14
LA 13E JOURNÉE DU TOP 14

par Cécile Grès

PARIS (Reuters) - Le Stade Français et le Racing Métro, sévèrement battus à Bordeaux (45-23) et Clermont (47-14) respectivement le week-end dernier en Top 14, chercheront samedi à remettre leur saison sur de bons rails.

Les deux ambitieux clubs franciliens sont pour l'heure sixième et dixième du championnat. Ce classement n'autorise aucune erreur aux Parisiens -sur la pente descendante depuis quelques semaines- et encore mois au Racing, loin du niveau attendu.

Après la gifle reçue à Clermont, le demi de mêlée du Racing Maxime Machenaud a déploré "une prestation médiocre, sans combat ni agressivité. Passer à côté d'un match comme ça, c'est une faute professionnelle."

L'entraîneur du Stade Français, Gonzalo Quesada, a usé d'une formule plus courte pour en dire autant au sujet de la défaite sur le terrain de l'UBB: "Ce qu'on a montré à Bordeaux, ce n'est pas nous".

Le technicien argentin sait devoir faire mieux à la tête d'une équipe bâtie avec le troisième budget du Top 14 (24,9 millions d'euros) et renforcée à l'intersaison par de grands noms comme Morné Steyn ou Digby Ioane.

Après six saisons de tâtonnements, avec un nouveau staff chaque année, le Stade Français pensait retrouver de la sérénité avec Quesada. Le début de saison -six victoires en huit matches- a été à la hauteur.

Puis les Parisiens ont perdu à Toulouse et sur le terrain du Racing, ont péniblement battu Bayonne et rechuté à Bordeaux.

"On ne va pas s'alarmer non plus, je crois surtout qu'on n'a pas encore réussi à adapter notre style de jeu à l'hiver", fait valoir Quesada. "Du coup, on n'était pas à notre niveau mais surtout, j'ai un effectif réduit que j'ai énormément sollicité en début de saison alors il y a eu un peu de fatigue."

Samedi, le Stade Français reçoit Toulon, champion d'Europe, vice-champion de France et leader du championnat, l'adversaire idéal pour se reprendre. "On ne va pas se mentir, une victoire face au RCT aurait un effet extrêmement positif", a concédé l'Argentin.

LE RACING DÉÇOIT

La situation du Racing Métro est encore plus critique avant la réception de Montpellier, calé à la quatrième place malgré un revers à domicile contre le champion Castres, le week-end dernier (20-16).

"Ce sera un match entre deux équipes revanchardes et c'est l'occasion pour nous de remettre les compteurs à zéro", assurait cette semaine le troisième ligne international Wanceslas Lauret.

Il serait temps. L'arrivée du duo d'entraîneurs champions de France Laurent Travers et Laurent Labit, et un recrutement spectaculaire -Jonathan Sexton, Jamie Roberts, Dan Lydiate ou autres Juandre Kruger, n'ont pas porté leurs fruits.

Après 12 journées, le Racing a perdu six fois, s'inclinant systématiquement contre les favoris du championnat avec lesquels il est censé rivaliser: Toulon (41-14), Toulouse (30-6), Castres (19-15) ou Clermont (47-14).

Après la déroute en Auvergne, le président Jacky Lorenzetti a annoncé que certains joueurs seraient mis de côté mais Lauret refuse d'y voir plus qu'une absence de résultats.

"La crise? On n'en est pas là non plus ! Il y a eu des explications, des discours, mais on connaît nos points forts donc on insiste surtout là-dessus", a-t-il dit.

Pour Maxime Machenaud, les joueurs ont identifié leur point faible : "On en a discuté, il fallait savoir pourquoi on avait pris cette danse à Clermont, mais je crois qu'on a trouvé les raisons le soir même... On n'arrive pas à se concentrer le jour J."

Samedi, face à un concurrent direct dans la course aux six places qualificatives pour les phases finales, il s'agira d'y parvenir enfin.

Edité par Gregory Blachier

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