Top 14: Maxime Machenaud, neuf d'avenir du Racing et des Bleus

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par Mathieu Baratas

LE PLESSIS-ROBINSON, Hauts-de-Seine (Reuters) - Nouvelle tête du XV de France, le jeune demi de mêlée Maxime Machenaud poursuit son ascension dans son nouveau club, le Racing-Métro, où il met sa force de travail au service d'un talent prometteur.

En l'absence sur blessure du titulaire de la saison dernière, Sébastien Descons, l'ancien Agenais a disputé les cinq premières rencontres du Top 14 - quatre comme titulaire - ce qui a accéléré son intégration dans l'effectif francilien et le projet de jeu développé par son entraîneur, Gonzalo Quesada.

Maxime Machenaud multiplie les prestations séduisantes dans un collectif ciel et blanc dont le jeu tout en mouvement sera utile, samedi, pour déstabiliser la défense de Biarritz lors de la 6e journée du Top 14.

Le néo-international de 23 ans a entretenu la dynamique d'une saison réussie conclue par une titularisation et un essai pour sa première sélection chez les Bleus, lors du succès en Argentine (10-49) en juin.

En dépit d'une préparation écourtée par cette tournée, il se sent prêt pour jouer les premiers rôles cette année dans un club plus exposé et plus ambitieux.

"J'oublie la saison dernière", assure-t-il.

"J'arrive dans un nouveau club. Il faut re-prouver et se remettre en question à chaque fois pour donner le meilleur de soi-même (...) Je ne ressens pas plus de pression, excepté auprès des médias."

"Je suis entré dans le vif du sujet. Ici, j'ai conjugué d'emblée physique et collectif. Cela m'a permis de bien m'intégrer. Mais je me sens bien. J'ai gardé la forme physique de l'an passé", ajoute-t-il.

VINGT KILOS EN CINQ ANS

Ce joueur formé à Bordeaux-Bègles s'est construit au fil des ans un physique (87 kilos pour 1,74m) capable d'encaisser les chocs du Top 14.

"J'ai évolué physiquement de manière progressive. J'ai pris vingt kilos en cinq ans. Je me suis transformé. J'ai fait beaucoup de musculation pour renforcer mon dos et mes vertèbres. C'était une grosse rééducation", raconte Maxime Machenaud, victime d'une fracture de fatigue d'une vertèbre à 20 ans.

"Je voulais me renforcer pour bien protéger mon dos et ne plus avoir de douleur."

Les effets ont été immédiats. Plus rapide, plus costaud et plus véloce, il parvient désormais à exprimer toutes ses qualités rugbystiques comme sa vitesse de passe, son sens de l'anticipation dans le jeu et sa capacité à mener les avants.

"Je me sens mieux sur le terrain. Dans les situations les plus compliquées, je m'en sors mieux", observe-t-il.

"Je n'ai pas changé ma façon de jouer. Je ne vais pas jouer qu'autour des rucks. En neuf, il faut être éjecteur et coller au ballon. J'essaye de garder de la souplesse pour la technique de passe. En défense, cela m'aide aussi. J'arrive à mieux gérer les situations."

Celui qui "aime bien (s)'entraîner" est ravi de s'infliger des séances supplémentaires grâce aux moyens mis à sa disposition au niveau de l'encadrement - quatre préparateurs physiques et deux masseurs - et des structures, au nouveau centre d'entraînement du Plessis-Robinson.

"Mon travail permet de renforcer mes points forts. Ici, tout est individualisé et cela permet aussi de travailler les points faibles. On se donne les moyens d'y arriver en travaillant beaucoup afin de s'améliorer", dit-il, témoignant d'un état d'esprit qui devrait plaire aux sélectionneurs du XV de France.

Edité par Gregory Blachier

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