Top 14: le Stade Français n'a pas peur d'aller à Mayol

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par Cécile Grès

PARIS (Reuters) - Après avoir battu le week-end dernier Toulouse, le Stade Français va se frotter jeudi à un autre cador du Top 14 en allant défier à Mayol le leader toulonnais sans appréhension, ni pression mais avec certaines ambitions.

Le jeune arrière Hugo Bonneval a d'ailleurs tenu à faire une mise au point ferme et déterminée en début de semaine, à l'occasion d'une conférence de presse.

"On croit en nous. Si ce n'était pas le cas, on resterait tranquillement à la maison et on ne s'entraînerait pas toute la semaine comme des acharnés pour jouer le week-end avec la peur au ventre."

"Ca va être à 15 contre 15 et au rugby, tout peut arriver", a-t-il ajouté, sûr de lui.

Le joueur de 21 ans a reconnu les qualités de l'équipe varoise mais il a également souhaité tempérer les discours concernant son hégémonie, qu'il sent contestable.

"Ils ont déjà perdu une fois, face à Toulouse. Cela veut bien dire qu'ils ont des failles. Des failles sur lesquelles nous avons travaillé cette semaine mais je n'en dirai pas plus."

Selon lui, les Parisiens se sont délestés d'une certaine pression en s'imposant face à Toulouse au Stade de France (28-24).

"Nous avons battu le champion devant notre public, c'était un défi important à relever. Maintenant, nous allons chez le finaliste de l'an dernier, c'est surtout un bon moyen d'encore nous évaluer", résume Bonneval.

"PAS QUESTION DE PRENDRE LA MARÉE"

Plus mesuré, le président du club, Richard Pool-Jones, garde tout de même en tête l'humiliation qu'a subie Bayonne la semaine dernière face au RCT en encaissant huit essais (59-0).

"Sans parler de peur, il y a de l'appréhension, bien sûr. Surtout quand on voit le match de l'Aviron, samedi dernier. C'était sans pitié", se souvient-il.

"Mais il n'est pas question de prendre la marée, on n'y va pas pour prendre 60 points."

Conscient de l'importance du défi, le président n'est pas pour autant obsédé par l'exploit.

Pour preuve, l'équipe qui se déplacera dans le Var, jeudi, a été largement remaniée et de nombreux cadres ont été mis au repos, notamment Sergio Parisse.

"Nous avons moins de pression que lors de la réception de Toulouse. Nous voulions absolument gagner au Stade de France, devant notre public et face à une des meilleures équipes du championnat", explique-t-il.

Pas question, donc, de se laisser aller à une appréhension démesurée. Surtout que Richard Pool-Jones connaît très bien l'entraîneur toulonnais Bernard Laporte et sait à quoi s'attendre de la part de celui qui occupé il y a quelques années les mêmes fonctions au Stade Français.

"Il ne perdra pas l'occasion de nous mettre la pression en nous taxant de champions du monde parce qu'on a battu Toulouse", a t-il ainsi noté, l'air amusé.

Au-delà du cas de l'ancien entraîneur du XV de France, Richard Pool-Jones se félicite que ses joueurs soient humbles, concentrés et soudés.

"Je suis fier d'eux. Même s'ils perdent à Toulon, je serai fier parce qu'il y aura eu du combat, j'en suis certain."

Edité par Olivier Guillemain

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