Top 14: le Racing Métro ne dramatise pas

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LE PLESSIS-ROBINSON, Hauts-de-Seine (Reuters) - Sans s'affoler malgré un début de saison peu convaincant, le Racing Métro accueillera dimanche Perpignan pour le compte de la cinquième journée du Top 14 avec l'objectif de faire oublier ses deux lourdes défaites à Toulon et Toulouse.

Face à ces deux concurrents pour le Brennus, les Franciliens ont coulé (41-14 contre Toulon, 30-6 contre Toulouse) sans donner le sentiment d'être, pour l'instant, en mesure de rivaliser.

"Il y a dix nouveaux dans l'équipe, on ne va pas se cacher derrière cette excuse mais la cohésion ne va pas se faire comme ça. On a besoin d'un peu de temps", s'est défendu cette semaine l'ailier Adrien Planté au centre d'entraînement du Racing.

Arrivé de Perpignan à l'intersaison, l'international français fait partie des nombreuses recrues franciliennes, avec Jonathan Sexton, Jamie Roberts, Dan Lydiate, Marc Andreu ou encore Benjamin Lapeyre.

"C'est vrai, il y a de la maladresse mais on monte en puissance et on commence à trouver nos repères et il y a franchement une très bonne ambiance dans le groupe, je vous assure", a-t-il ajouté.

Un constat confirmé par Laurent Labit, l'entraîneur du Racing avec Laurent Travers, eux aussi arrivés dans les Hauts-de-Seine cet été en provenance de Castres.

"On monte en puissance mais la seule vérité, c'est celle du terrain, il faut qu'on réussisse à se libérer de cette pression qu'on a en tant que club attendu", a-t-il dit à la presse.

"On a perdu deux matchs sur quatre, deux larges défaites à Toulon et Toulouse, certes, mais on ne sera pas les seuls à perdre là-bas", a-t-il poursuivi.

Plutôt tendu face aux médias, l'entraîneur, qui a guidé la saison dernière Castres au titre de champion de France, a esquissé deux solutions.

"Déjà il faut qu'on soit plus performants dans l'utilisation des ballons et plus décisifs dans les trente derniers mètres, c'est tout", a estimé Laurent Labit.

"ON ASSUME"

Au Racing depuis 2010, le deuxième ligne Karim Ghezal a quant à lui connu le début de saison cauchemardesque de son équipe la saison dernière.

A la fin des phases aller, les Franciliens avaient touché le fond en s'inclinant à domicile face au promu Mont-de-Marsan. Ils flirtaient alors avec la zone de relégation avant d'entamer une remontée fulgurante au classement.

"On ne peut pas comparer une saison à une autre, on n'a pas peur de vivre les mêmes choses que l'année dernière, tout est différent et si on passe son temps à ressasser, on n'avance pas et c'est l'inverse de ce qu'on souhaite faire", a insisté Karim Ghezal.

La frustration est assumée chez les joueurs, les entraîneurs et les dirigeants mais chacun continue d'afficher sa sérénité.

"On a tous envie que ça marche le plus vite possible mais je crois qu'il vaut mieux être approximatifs maintenant plutôt qu'au printemps", a relativisé Karim Ghezal. "Et puis, on a joué quatre matches, on en a perdu deux, ce n'est pas dramatique non plus."

Dimanche, le Racing devra convaincre face à Perpignan, une équipe qui n'a quasiment pas modifié son effectif à l'intersaison et qui s'inscrit dans la continuité de sa bonne fin de saison dernière. Tout le contraire du Racing.

"Ils se connaissent très bien donc c'est bien huilé", a reconnu Laurent Labit.

La semaine suivante, les Racingmen se déplaceront à Bayonne avant de recevoir Bordeaux puis d'aller à Castres, l'ancien club des deux actuels entraîneurs.

"On se sait attendu partout, chez les grands comme les petits clubs, on assume, il n'y pas de souci", a dit Karim Ghezal.

Simon Carraud pour le service français, édité par Pascal Liétout

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