Top 14: le Racing frissonne à l'approche de novembre

le
0

par Cécile Grès

PARIS (Reuters) - Saison européenne menacée, infirmerie trop remplie, soucis dans le bureau des entraîneurs, le Racing-Métro qui se voulait il n'y a pas si longtemps rival de Toulouse, Toulon et Clermont peine à l'approche de son déplacement à Perpignan samedi.

La saison avait pourtant commencé sur de bonnes bases avec quatre victoires pour deux défaites jusqu'à la mi-septembre.

Deux échecs d'affilée, à Grenoble, puis à domicile face à Montpellier, ont sonné comme un avertissement.

Une victoire sur le Munster en Coupe d'Europe a fait diversion, puis est venue la gifle du 30-13 infligé par les Saracens au Stade du roi Baudouin de Bruxelles qui a montré aux Racingmen qu'il y avait plus fort qu'eux en Europe.

Ils se retrouvent ainsi 7e du Top 14 avec autant de défaites que de victoires en huit matches et troisièmes de leur poule de H Cup. Ils ne sont plus dans les six premières places du championnat qualificatives pour les phases finales et un quart de finale européen s'est éloigné.

De nouveaux blessés (Bernard Le Roux, Karim Ghezal et François Van der Merwe) sont venus s'ajouter à la liste déjà longue des inscrits à l'infirmerie, Mathieu Bélie, Albert Vulivuli, Guillaume Boussès, Alexandre Dumoulin, Santiago Dellape, Johnny Leo'o, Benjamin Dambielle, Jonathan Wisniewski.

Petite compensation, Henry Chavancy, blessé au dos lors du déplacement à Grenoble, le 29 septembre, est en "période de reprise" et ne devrait pas tarder à retrouver les terrains.

Cela n'a pas empêché l'entraîneur Gonzalo Quesada de se dire "inquiet de ce retour en championnat" dès la fin du match contre les Saracens. "On enchaîne avec deux déplacements à Perpignan et à Toulouse et nous recevons Mont-de-Marsan sans nos internationaux", avait-il ajouté.

Benoît Paillaugue, demi de mêlée de Montpellier, croit savoir ce qui a manqué aux Franciliens lorsqu'ils se sont inclinés à Colombes devant le club de l'Hérault.

"On a été juste beaucoup plus opportunistes qu'eux. Ils ont tenté bien sûr mais ça n'allait pas plus loin", se souvient-il.

PAS DE MALAISE?

Opportuniste, le Racing devra l'être à Perpignan, samedi.

L'équipe de Marc Delpoux est, certes, encore plus mal classée, neuvième à trois points, mais elle a su depuis le début de la saison surprendre quelques uns de ses adversaires, dont le champion de France, Toulouse, le 15 septembre.

Il reste à savoir si les Franciliens seront en mesure de mettre au point la tactique et de trouver l'envie qui leur permettrait de redresser la tête car ils semblent voués à un problème d'encadrement.

La saison passée, le Racing avait déjà connu des remous, entre le licenciement de Simon Mannix, l'éviction de Sébastien Chabal, le départ de Lionel Nallet ou encore la fronde des joueurs contre Pierre Berbizier.

Cette année, le président Jacky Lorenzetti a voulu calmer le jeu en écartant "Berbiz" au profit de Gonzalo Quesada. Depuis deux semaines pourtant, les rumeurs ont repris. Pierre Berbizier aurait été licencié, ce qui a été démenti par le président via un communiqué de presse.

Autre rumeur, Laurent Labit et Laurent Travers, les deux entraîneurs en partance du Castres Olympique, auraient déjà été approchés pour s'occuper du Racing la saison prochaine.

Ce serait même un secret de Polichinelle imposé par la règle des transferts.

Aucun joueur du Racing ne souhaite en parler, Gonzalo Quesada minimise depuis début octobre.

"Les rumeurs existaient déjà quand j'ai accepté le poste d'entraîneur en chef au Racing. Dans la gestion du groupe, c'est très simple, je n'ai rien à faire", dit-il.

"Les joueurs bossent. Ils me font confiance. Je sais qu'ils en parlent tous les jours entre eux mais ça n'a pas encore créé de malaise."

Mais sans résultat, le malaise pourrait vite s'installer.

Edité par Jean-Paul Couret

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant