Top 14: le Racing a évacué ses maux

le
0

par Mathieu Baratas

ANTONY, Hauts-de-Seine (Reuters) - Bien aidé par une vague de succès en championnat et l'intronisation d'un nouveau staff, le Racing-Métro s'est libéré de ses maux de l'hiver avant un déplacement "difficile" samedi à Biarritz.

Cinquième à trois journées du terme de la phase régulière, le club des Hauts-de-Seine vient d'enchainer cinq succès en six rencontres et se rapproche de son objectif : la qualification pour les play-offs.

A la peine une partie de la saison, le collectif ciel et blanc a peaufiné des automatismes et des repères depuis quelques semaines.

Mieux, l'équipe est de nouveau forte sur ses points forts, à savoir la défense et la conquête, tout en récoltant les bénéfices de ses nouvelles orientations de jeu, plus offensives comme en attestent les deux dernières victoires bonifiées face à Castres (27-16) et Brive (40-19).

"Etrangement, les résultats actuels sont la conséquence de notre travail et de l'exigence envers ce dernier. On s'est concentré sur les objectifs de moyens et non de résultats", remarque le coach francilien Pierre Berbizier.

Pour ce dernier, plusieurs raisons expliquent ce retour au premier plan de son équipe.

"Les principes sont les mêmes en termes de jeu et de travail. On a remis en place certains principes de vie surtout liés à l'exigence et au travail, qui sont les exigences de ce jeu si on veut le pratiquer au plus haut niveau", explique l'ancien sélectionneur de l'équipe de France.

"On a aussi retrouvé des joueurs. On a été longtemps en déséquilibre dès le départ avec la Coupe du Monde et avec les blessés. On a aussi retrouvé un peu de réussite. Ce cocktail a fait qu'on a su retrouver une dynamique positive", résume Berbizier.

"UNE VRAIE PROGRESSION"

De leur côté, les joueurs s'efforcent d'oublier les épisodes des départs de l'entraîneur adjoint Simon Mannix, remplacé par Gonzalo Quesada au mois de novembre, et de Sébastien Chabal, en février, puis la fronde des joueurs quelques jours plus tard entraînant le remplacement de Philippe Berbizier par Didier Retières.

"On a eu des périodes où on était moins confiants. On a eu des craintes. Maintenant c'est oublié. Cela se voit sur le terrain. Tout ce qui s'est passé est parti de nos têtes. On se sent bien, on a plus de confiance. Le groupe est de plus en plus fort. Ces dernières semaines, nous avons pu enchaîner les matchs avec la même ossature et cela nous a permis d'avoir plus de repères", analyse le talonneur Benjamin Noirot.

Cependant, certaines "craintes" ressurgissent au moment d'évoquer les changements dans la vie de groupe et les apports du nouveau staff.

"Je sais pas si j'ai envie de répondre à cette question", répond ainsi Noirot lorsqu'on l'interroge sur les conséquences au quotidien de la nouvelle organisation.

"On a changé un peu les entraînements, le groupe aussi a changé", dit le deuxième ligne sud-africain François Van Der Merwe. "Nos valeurs restent les mêmes. Je sens une vraie progression. On concrétise notre jeu et on est plus performants dans le combat."

Edité par Pascal Liétout

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant