Top 14: l'ambition du Racing à l'épreuve de Toulon

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CHOC ENTRE LE RACING-MÉTRO ET TOULON VENDREDI
CHOC ENTRE LE RACING-MÉTRO ET TOULON VENDREDI

par Cécile Grès

PARIS (Reuters) - Le Top 14 s'est offert lors la première journée un leader inattendu, Bayonne, qui passe ce week-end un test à Toulouse pourtant occulté par le choc entre les ambitieux Racing-Métro et Toulon proposé en ouverture vendredi.

Les matches entre Franciliens et Varois sont devenus au fil de recrutements spectaculaires des affiches comme il y en a peu, d'autant que leur rivalité va crescendo.

A l'heure de la rentrée, le capitaine toulonnais Jonny Wilkinson n'avait pas eu à réfléchir longtemps avant de désigner le plus grand rival de Toulon cette saison.

"Je crois que le Racing a, sur le papier, une des plus belles équipes du Top 14 et ils continuent de grandir au fil des saisons", avait dit le demi d'ouverture des champions d'Europe.

C'est que beaucoup de choses rapprochent le Racing et Toulon. Des présidents mécènes millionnaires - Jacky Lorenzetti pour les ciel et blanc, Mourad Boudjellal chez les rouge et noir -, qui se sont offerts les plus belles prises du recrutement.

Bryan Habana, Ali Williams, Martin Castrogiovanni ou encore Drew Mitchell sont arrivés sur la Rade, pendant que Jonathan Sexton, Jamie Roberts, Dan Lydiate, Marc Andreu et Adrien Planté, entre autres, posaient leurs valises au Plessis-Robinson.

Côté budget, les deux clubs se talonnent : Toulon est quatrième avec 23,66 millions d'euros et le Racing, cinquième avec 22,45. Et côté terrain, l'un comme l'autre ont entamé timidement la saison.

Toulon a été plus qu'approximatif face à Montpellier avant de se reprendre en fin de match (22-22) et le Racing a eu beaucoup de mal à s'imposer face au promu briviste (19-14).

"LE STADE RESTE UNE MACHINE DE GUERRE"

Mais rien d'alarmant à écouter l'un des co-entraîneurs du Racing, Laurent Travers, qui s'attendait à ce "retard à l'allumage".

Le talonneur Virgile Lacombe complétait ainsi : "Nous sommes encore en rodage, il faut intégrer les nouveaux et trouver nos repères mais il y a un état d'esprit très bon."

Il y en outre de la revanche dans l'air du Stade Mayol où le Racing a été, la saison dernière, le seul club du Top 14 à venir s'imposer. Ce match avait agi comme un déclencheur et lancé les Franciliens vers les barrages.

Le Racing y avait été cueilli par Toulouse, autre favori du championnat à avoir piétiné pour ses débuts cette saison, au point de tomber sur la pelouse de Bordeaux-Bègles.

Les Toulousains ont l'occasion de lancer enfin leur saison à Ernest-Wallon face à Bayonne, éphémère leader puisque seule équipe à avoir pris le bonus offensif le week-end dernier.

Si les Basques sont ambitieux, leur entraîneur Christophe Deylaud, ancien Toulousain, voit dans le match de samedi un test pour son équipe davantage qu'une confrontation entre futurs adversaires des phases finales.

"Le Stade reste une machine de guerre", oppose-t-il à ceux qui prédisent le déclin de Toulouse, battu la saison dernière en demi-finale du Top 14 après avoir échoué en Coupe d'Europe.

"On s'apprête à défier le meilleur club français depuis quelques dizaines d'années. Nous allons essayer de nous étalonner face à cette très grande équipe. Même si aujourd'hui certains les disent dans le doute ou plus faibles, il n'y a que les gens de l'extérieur qui peuvent le penser", ajoute-t-il sur le site du club (www.abrugby.fr).

Le champion castrais, battu à Perpignan samedi dernier, devrait logiquement se reprendre chez lui contre Grenoble. Clermont, qui n'a pas brillé mais réussi des débuts solides sur la pelouse de Biarritz, se rend chez le promu Oyonnax.

Edité par Gregory Blachier

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