Top 14: Grenoble sans complexes face au Stade Français

le
0

par Mathieu Baratas

GRENOBLE (Reuters) - "Décomplexé" par son succès inaugural à Bordeaux-Bègles, le promu grenoblois entraîné par Fabrice Landreau attend beaucoup de sa première sortie dans son antre de Lesdiguières, lors de la 3e journée du Top 14, vendredi face au Stade Français.

Sept ans après sa rétrogradation financière en Fédérale 1, la troisième division, le FCG a lancé son opération maintien dans l'élite par une victoire 29-28 en Gironde avant de céder logiquement, à nouveau en déplacement, à Castres (30-13).

"C'est un bon début. Cela a amené beaucoup de satisfaction à l'ensemble de l'équipe. Cette petite victoire valide notre préparation. Cela donne beaucoup de courage pour les matches qui restent", reconnaît le manager grenoblois Fabrice Landreau.

Plutôt que de créer une dynamique, cette première victoire a prolongé celle de la saison dernière tout en décomplexant les troupes grenobloises.

"Tout est aléatoire. On mesurera nos forces par rapport à la régularité des résultats et la constance en espérant ne pas avoir trop de blessés", tempère Fabrice Landreau.

"Quand on est promu, on a du mal. Cela va se jouer sur des détails et despoints glanés par ci, par là. Il faudra être décomplexé et tenter notre va-tout. Notre jeu, on essaiera de le mettre en place et de faire ce que l'on peut vu nos adversaires chaque week-end", tempère Landreau.

LA MÊME OSSATURE

Comme un symbole, la boucle des années passées à l'échelon inférieur va être bouclée puisque le Stade Français était venu s'imposer à Grenoble (28-8) lors du dernier match des Isérois ans l'élite, en 2005.

"Le stade Lesdiguières sera bien garni. Ce sera face à une écurie qui a un atout coeur pour moi et qui présente un visage séduisant avec des valeurs qui représentent cette équipe. Ce sera un match compliqué et difficile ", dit Landreau, ancien joueur (1999-2003) et entraîneur (2004-2009) parisien.

Pour imiter Bordeaux-Bègles, promu qui s'est maintenu l'an passé, Grenoble s'appuie sur les mêmes caractéristiques: un fond de jeu complet taillé pour la vitesse du Top 14, une cohésion collective immédiate, une bonne préparation physique et une flopée de bons buteurs.

"On va essayer d'avoir notre chemin. On s'appliquera sur ce qu'on sait faire de mieux. Il faut avoir suffisamment d'humilité et repartir de zéro après chaque match", souligne Landreau.

Le manager grenoblois s'appuie un groupe qui a fait ses preuves pour "avoir un bon mix entre la jeunesse de (Laurent) Bouchet et (Lucas) Dupont, et l'expérience de (Richard) Sowerby, (Nicolas) Laharrague, (Valentin) Courrent et (Rudolf) Coetzee".

"On a un groupe très étoffé et l'ossature de l'an dernier. On a une équipe qui vit bien ensemble, qui a pris des bons automatismes, qui a la culture du travail et la volonté de se battre tous les week-ends pour faire partie des douze meilleures équipes à la fin de la saisons", dit-il.

Le club isérois s'est aussi structuré avec un budget en augmentation de 50%, dans les standards du Top 14 (14,9 millions d'euros), un stade domestique de 12.000 spectateurs et quatre "délocalisations" prévues au Stade des Alpes (20.000 places).

Depuis le lancement du Top 14 avec deux montées et deux descentes en 2006-07, au moins un des deux clubs promus est toujours parvenu à se maintenir parmi l'élite. Grenoble s'est donné les moyens pour être, cette année, l'heureux élu.

Edité par Gregory Blachier

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant