Top 14: Grenoble, acclimatation réussie

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par Mathieu Baratas

PARIS (Reuters) - Grâce à des moyens à la hauteur de sa modeste ambition de maintien et une fidélité sans faille à ses valeurs, Grenoble est un brillant promu du Top 14.

Sixième au classement avant de recevoir, samedi, Perpignan lors de la huitième journée, le club isérois affiche "un bilan forcément positif", selon son manager Fabrice Landreau.

"On a déjà emmagasiné quatre victoires et un bonus défensif à l'extérieur. Ce sont des points importants. On ne pensait pas réaliser un tel début de saison et prendre autant de points", explique-t-il à Reuters.

Fort d'un budget porté à 14,9 millions d'euros à la suite d'une hausse de 50%, d'un effectif large (45 joueurs) et d'infrastructures performantes (un stade domestique de 12.000 places et le Stade des Alpes de 20.000), le FCG est doté de tous les attributs d'un pensionnaire du Top 14.

"Cela fait trois ans qu'on prépare cette montée. On a bâti un staff élargi et un effectif qu'on a complété avec des joueurs expérimentés", dit Landreau, arrivé en provenance du Stade Français en 2009.

Avec un "groupe stable et homogène" et la "dynamique de la montée de Pro D2 on ne partait pas dans l'inconnu, et le plus important est que le groupe est resté inchangé depuis deux saisons", ajoute-t-il. "Les joueurs se connaissent bien et ont une même vision du jeu."

De son poste de manager, Fabrice Landreau veille à ce que les principes du jeu de mouvement, ambitieux et aéré, mis en place, ne soient pas dénaturés.

"Notre jeu est porté sur l'attaque. Nous avons fini avec la meilleure attaque lors des deux dernières saisons en Pro D2. Cette saison, on a recruté des profils offensifs et joueurs", souligne l'ancien joueur (1999-2003) et entraîneur (2004-2009) du Stade Français.

"AUCUN COMPLEXE"

Au succès heureux à Bordeaux (28-29) sont venues s'ajouter des victoires plus probantes à domicile face au Stade Français (26-12) et Mont-de-Marsan (52-7). La dernière en date face au Racing-Métro (27-13), la première face à une équipe de haut de tableau, a montré une équipe libérée, sûre de ses forces comme de ses faiblesses.

"On essaye d'être le plus décomplexé possible face aux meilleurs du championnat. On reste fidèles à notre philosophie et notre stratégie que l'on adapte à chaque adversaire", explique Landreau même si "la Pro D2 ne prépare pas au Top 14".

"Il y a un gouffre au niveau du rythme. On ne savait pas si on allait s'acclimater au Top 14. C'était notre plus grande crainte", dit-il.

"Le Racing, Perpignan ou Biarritz sont des équipes qui ont l'expérience du Top 14, à la différence de nous. Ils ont une meilleure gestion des matches serrés et on apprend à chaque sortie".

Les prochaines étapes - Perpignan, Montpellier, Biarritz, Toulon et Toulouse - diront si Grenoble est taillé pour se maintenir dans l'élite sept ans après sa rétrogradation financière en Fédérale 1 (troisième division).

Edité par Julien Prétot

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