Top 14: Bordeaux-Bègles sait à quoi s'attendre à Bayonne

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par Claude Canellas

BÈGLES, Gironde (Reuters) - Cinq jours après un précieux succès à Mont-de-Marsan (17-12) qui lui a permis de sortir de la zone de relégation du Top 14, Bordeaux-Bègles espère doubler la mise à Bayonne jeudi, mais avec une équipe diminuée et fatiguée un succès paraît compliqué.

La victoire de samedi dans les Landes a mis fin à une série de trois défaites consécutives et redonné le sourire au club girondin.

Enchaîner dans le Pays Basque sera peut-être difficile étant donné que les Bayonnais, 12e au classement, auront à se faire pardonner devant leur public de Jean-Dauger après leur lourde défaite concédée le week-end dernier à Toulon (59-0).

"On a joué à Mont-de-Marsan notre match de la mort, on va recevoir Castres. On va donc aller à Bayonne non pas en victime mais en se disant que ce n'est pas notre priorité et avec une équipe un peu remaniée et surtout fatiguée", résume l'entraîneur des lignes arrières, Vincent Etcheto.

"J'espère qu'on pourra avec un peu de chance accrocher un bonus défensif", ajoute-t-il.

Bordeaux-Bègles misera donc sur le match suivant contre les Tarnais et alignera à Bayonne une équipe peu modifiée par rapport à celle de Mont-de-Marsan.

"Avec l'encadrement technique on est tout à fait conscient qu'on a eu peu de jours pour préparer cette deuxième échéance", explique le manager de l'UBB, Raphaël Ibanez.

"Mais le choix qui a été fait au niveau de la composition de l'équipe c'est plutôt de privilégier la continuité et de faire confiance aux joueurs qui ont combattu dans un contexte difficile à Mont-de-Marsan", précise l'ancien capitaine du XV de France.

"LE CORPS EN FEU, LA TÊTE FROIDE"

L'ouvreur Camille Lopez a ainsi été mis au repos au profit de l'international argentin Nicolas Sanchez, peu utilisé depuis son arrivée en Gironde la saison dernière.

"C'est un choix, la volonté de voir Nico Sanchez à ce niveau. Camille est loin de démériter sur le dernier match mais Nico est un joueur de niveau international, on l'a vu dans son comportement avec la sélection d'Argentine", dit Vincent Etcheto.

"Il n'a pas assez joué avec nous l'année dernière. On attend la confirmation que nous avons deux ouvreurs de niveau international dans notre équipe."

Préparer les semaines à venir est à l'ordre du jour, tant à Bègles on est persuadé que la bataille pour le maintien durera jusqu'à la fin de la saison.

Raphaël Ibanez voit ainsi un défi à relever pour ses joueurs : celui de retrouver rapidement de l'influx après la décompression, la difficulté qu'ils ont à enchaîner les bonnes performances étant manifeste.

"C'est le plus dur mais aussi le plus excitant. C'est aussi la marge de progression que l'on a. Je crois que l'envie de ce groupe c'est de voir dans quel état d'esprit on peut se mettre pour enchaîner les performances, dans un contexte plus difficile", reconnaît-il.

Face à une équipe revancharde, les Bordelais ne souhaitent pas en tous les cas remettre en question un style de jeu dans lequel ils ont acquis des certitudes, même si leur générosité leur a parfois coûté cher dans les fins de rencontre.

L'ancien talonneur souhaite que ses joueurs travaillent sur cette question et mettent en application la devise anglaise qu'il a bien connue quand il jouait aux Saracens puis au London Irish, "Body in fire, cold head", qui signifie littéralement "le corps en feu, la tête froide".

Edité par Olivier Guillemain

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