Top 14: Bayonne et Biarritz ne veulent plus se faire peur

le
0
LE BIARRITZ OLYMPIQUE NE COMPTE PAS PERDRE DE TEMPS EN DÉBUT DE SAISON
LE BIARRITZ OLYMPIQUE NE COMPTE PAS PERDRE DE TEMPS EN DÉBUT DE SAISON

par Claude Canellas

BAYONNE (Pyrénées Atlantiques) (Reuters) - Le Pays basque est une terre traditionnelle du rugby et il sera encore une fois bien là à la reprise du Top 14 ce week-end mais ses deux représentants, Biarritz et Bayonne, veulent éviter les tourments de la saison dernière.

Un démarrage catastrophique avait fait subir aux deux clubs, rivaux de toujours dont les stades ne sont distants que de cinq kilomètres, une sainte frousse pour leur avenir dans l'élite.

Si l'Aviron bayonnais n'a évité le couperet que de justesse, en terminant premier non relégable, Biarritz a redressé la barre en cours de saison pour finir neuvième, vainqueur du Challenge européen face à Toulon et qualifié pour la Coupe d'Europe.

Pour le BO, triple champion de France dans les années 2000, la mission sera de remonter vers le haut du tableau et d'accrocher une nouvelle qualification pour une Coupe d'Europe.

"Il est important de faire un bon départ, de vite gagner des matchs et de ne pas courir après le classement. On n'a pas envie de revivre ces moments difficiles de la saison dernière", admet le demi de mêlée international Dimitri Yachvili.

La venue de Mont-de-Marsan le nouveau promu samedi à Aguilera devrait permettre un démarrage victorieux.

A Bayonne, le président Alain Afflelou dit avoir tiré les enseignements d'une saison qui fut celle de tous les dangers malgré un riche effectif.

Dans une fébrilité ambiante, sans résultat probant, trois entraîneurs se sont succédé, de Christian Gajan à Didier Faugeron en passant par un intermède de quarante jours de Jean-Pierre Elissalde.

"On a eu des tas de problèmes. On n'est pas les seuls à en avoir eu mais on les a gérés moins bien que les autres. On a payé pour apprendre", admet le président homme d'affaires qui préfère jouer profil bas et ne parle plus d'Europe.

NOUVEAUX ENTRAÎNEURS

Pour ne plus connaître ces errements, Bayonne a fait appel au tandem d'entraîneurs agenais Christian Lanta et Christophe Deylaud jugés susceptibles de remettre sur les rails un effectif peu modifié.

Les recrutements de la saison dernière ont donné à réfléchir à l'image de celui de l'ailier international néo-zélandais Joe Rokocoko, transparent toute la saison.

"Nous avons essayé de tirer les enseignements de la saison avec les joueurs. On essaye d'amener nos convictions, nos idées sur le jeu. On s'est focalisé sur la recherche de la cohésion", souligne Christian Lanta qui connaît la difficulté du premier match , samedi, face à Clermont.

"Quand on a terminé douzième on ne peut rien prétendre mais on est parti sur l'idée d'avoir un objectif à court terme", dit-il. "On s'est fixé les huit premiers matches avant de faire un bilan et de se donner des objectifs".

A quelques kilomètres de là Dimitri Yachvili ne cherche pas d'excuses pour expliquer le mauvais départ l'an passé.

"La saison était particulière puisqu'on a disputé le Top 14 pendant la Coupe du monde et que des joueurs manquaient mais on n'était pas les seuls dans ce cas. Maintenant les compteurs sont remis à zéro", dit-il.

La stabilité de l'effectif biarrot sera un gage de cohésion. Certes le manager Patrice Lagisquet est parti entraîner les lignes arrières du XV de France mais le tandem d'entraîneurs Serge Milhas-Jack Isaac n'a pas bougé.

Pour le directeur sportif Laurent Rodriguez, l'objectif sera de "rester européen, et d'aller le plus loin possible en championnat" et il ne cache pas qu'il espère que son groupe pourra "aller chatouiller les cadors pour les premières places".

Edité par Jean-Paul Couret

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant