Top 14 : Au lendemain de l'abandon de la fusion, Jacky Lorenzetti dit tout

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Top 14 : Au lendemain de l'abandon de la fusion, Jacky Lorenzetti dit tout
Top 14 : Au lendemain de l'abandon de la fusion, Jacky Lorenzetti dit tout

Six jours. Entre l'annonce de la fusion entre le Stade Français et le Racing 92 et l'abandon du projet, six jours ont passé. Dans Le Parisien ce mardi, Jacky Lorenzetti, l'un des deux hommes forts de cette fusion un temps envisagée, revient sur ce revirement express et forcé.

« On a pris la décision dans la nuit de samedi à dimanche. Vendredi soir (...), j'ai vu lors d'une soirée organisée par nos cadets que l'on pouvait être viscéralement attaché à une marque ou une histoire. Les médias aussi étaient hostiles. Je me suis dit que persévérer pouvait faire du mal, je ne pouvais pas laisser démolir le club de façon systématique, on était dans l'irrationnel. »

Aujourd'hui, le président emblématique du Racing 92 reconnaît qu'il s'est peut-être montré « trop impatient ». Mais il ne cache pas qu'il ne s'attendait pas à ce que l'annonce la fusion provoque un tel séisme. « Non, je ne m'attendais pas à autant d'opposition », avoue Lorenzetti, qui pense avec du recul que le mot « fusion » n'était probablement pas le bon à employer, au même titre que l'expression « 45+45=45 ». « Fusion n'était peut-être pas le bon mot, car ça a donné l'impression qu'il y avait acquisition, absorption (...) Ma communication ? J'ai été maladroit. J'ai eu cette formule 45+45=45 en parlant des joueurs. Je ne voulais pas du tout froisser des gens, mais c'était pour dire qu'il fallait trouver une solution. »

« Au niveau social, je n'ai de leçon à recevoir de personne », reprend toutefois le patron du Racing, plus déçu que remonté après l'abandon contraint de ce projet. Son amertume va même au-delà. « C'est plus qu'une déception, c'est un échec personnel. Le projet du Racing 92 se suffit à lui-même, mais avec la fusion, il aurait été accéléré et sécurisé. » Le chef d'entreprise suisse de 69 ans se dit « très clairement responsable » de l'arrêt de la fusion (« Il y a eu toute une suite d'avanies cette saison, pour parties indépendantes de ma volonté. Là, très clairement, j'en suis responsable »). Dans cet entretien accordé au Parisien, Lorenzetti apporte par ailleurs tout son soutien à Thomas Savare, qui va devoir trouver un repreneur au plus vite après l'abandon de la fusion et à qui le club doit sa survie, à ses yeux. « Je trouve injuste la façon dont lui et sa famille sont traités. On oublie l'histoire, que le Stade Français a fusionné avec la CASG pour être ce qu'il est aujourd'hui. A cette époque-là, on n'a pas pleuré sur le sort des clubs absorbés. Max Guazzini, même s'il a fait des choses remarquables, a mené le club à la faillite. Si Savare n'avait pas été là, le Stade Français serait mort. Il a dépensé beaucoup d'argent, il veut arrêter, c'est logique. »

Lorenzetti : « Laporte ? D'après ce que j'ai compris, il y a eu des discussions »

Bernard Laporte ne ressort pas non plus indemne de cette interview, où l'homme fort du Racing 92, encore marqué par la volte-face de ce week-end, ne l'épargne pas. « On a bien compris que la FFR avait pris position contre la fusion. Je ne pense pas que Laporte était ignorant de la situation du club parisien, dont il est proche. Il y a eu des discussions, d'après ce que j'ai compris, avant son élection à la FFR. Le Stade Français était pour lui une piste de rebond. » Lorenzetti et le Racing vont devoir rebondir eux aussi. « Maintenant, il faut repartir de l'avant ». Une chose est certaine : l'avenir du club de Colombes se fera sans joueur du Stade Français. « Engager des joueurs du Stade Français, ce serait difficile. Cinq d'entre eux ont failli s'engager au Racing pour les prochaines saisons. Il y a les valeurs et les valeurs. »

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