Top 11 : censure politique dans le football

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La FIFA et ses instances intermédiaires ne cessent de proclamer que tout symbole politique doit être impérativement proscrit dans le foot. Elles sont même à ce sujet entrées en conflit ouvert avec l'Angleterre et l'Irlande qui désiraient juste afficher sur les maillots de leurs sélections un peu de leur mémoire nationale. Plus soucieuse de son " apolitisme " que de vérifier l'éthique sociale de ses sponsors, la multinationale du ballon rond reste donc intransigeante, et cela ne date pas d'hier. Seul petit problème, le foot n'est pas le reflet de la société, mais un de ses acteurs à part entière, ce qui amène forcément, dans les tribunes ou sur les pelouses, les questions partisanes à venir s'y exprimer. Et aucune censure ni amende ne pourra jamais l'empêcher.

1. Les coquelicots de la discorde.


" C'est tout à fait scandaleux. Nos joueurs de football veulent rendre hommage à ceux qui ont donné leur vie pour notre sécurité. Ce serait absolument normal qu'ils soient autorisés à le faire. C'est un message clair de notre part. Avant qu'ils [la FIFA] nous disent ce que l'on doit faire, ils feraient mieux de résoudre les problèmes qu'ils ont chez eux. " Theresa May, Première ministre britannique, n'a pas mâché ses mots devant la chambre des communes, bien heureuse – par ailleurs en plein cafouillage post-Brexit – de resserrer les rangs de l'unité nationale. La décision de la FIFA interdisant à l'Angleterre et l'Écosse d'apposer des coquelicots sur leurs maillots afin de commémorer le souvenir des quelque 750 000 soldats morts sur les champs de batailles de la Première Guerre mondiale – dont beaucoup en France, où ils ne furent pas totalement étrangers à la démocratisation du ballon rond au passage – peut en effet laisser pantois. Dans la catégorie consensuelle, ce type de souvenir fait plutôt l'unanimité. La FIFA n'en a cure, et aime rappeler aux États qui commande, quitte à frôler le ridicule... Cela dit, rien n'était joué. Si l'Irlande du Nord et le pays de Galles ont renoncé par crainte du retour de bâton, Anglais et Écossais ont fait comme s'ils n'étaient au courant de rien et ont arboré tranquillement le fameux " poppy ". En retour, devant le fait accompli, le rétropédalage du côté de Zurich valait le détour : "L'administration de la FIFA a seulement fourni des informations à quatre fédérations britanniques, sans porter de jugement sur leur demande, donc la perception

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