Top 10 : Plan Marshall

le
0
Top 10 : Plan Marshall
Top 10 : Plan Marshall

C'est officiel, l'Olympique de Marseille va désormais battre pavillon US. Une nouvelle preuve que les ricains ont eux aussi de l'appétit pour le soccer du vieux continent, avec une naturelle prédilection pour l'Angleterre, et désormais une étonnante affection pour l'hexagone. Le club phocéen n'est pourtant pas le premier, ni sûrement le dernier, à passer sous le contrôle de l'Oncle Sam. Et même si la Chine s'éveille et que le Golf reste dans la course, l'impérialisme yankee n'a pas dit son dernier mot. Il va juste devoir apprendre à domestiquer le capitalisme sportif si particulier de nos championnats européens.

Arsenal, ou le placement sûr


Lorsque l'homme d'affaires américain, Stan Kroenke, s'est emparé en 2011 d'une participation majoritaire au sein de ce joyau londonien, pour la coquette somme de 827 millions d'euros (cependant son "ranch" de 210 000 hectares au Texas est évalué à lui seul à hauteur de 650 millions d'euros), il possédait déjà, avec sa boite, Kroenke Sports Enterprises, des participations dans bon nombre de franchises sportives aux Etats-Unis : Nuggets de Denver (basket-ball), Rapids du Colorado (football), l'Avalanche du Colorado (hockey sur glace), Mammoth du Colorado (Lacrosse) et Rams de Los Angeles (foot US). C'est donc un euphémisme que de définir le choix des Gunners avant tout comme une stratégie de conquête de nouveaux marchés à l'étranger, en tout cas certainement pas un coup de cœur pour la beauté indescriptible du ballon rond. Arsène Wenger y a surtout gagné une de ses plus belles garanties pour son poste à vie, tant l'américain lui voue quasiment un culte : "Arsène est l'une de mes personnes préférées parmi toutes celles que j'ai rencontré ces vingt dernières années. C'est une superbe personne. J'aime sa concentration. (…) J'ai une confiance énorme en lui, c'est l'un des meilleurs entraîneurs au monde. " Les mauvais esprits diront toujours qu'il est plus simple de garder son boulot quand le patron n'y comprend rien.


PSG, la Colony US


En 2006, Canal Plus décide de se débarrasser du fardeau PSG. Il revend le club parisien à un fonds d'investissement américain, fort à propos dénommé Colony Capital, ainsi qu'à la banque US Morgan Stanley. Beaucoup se demandent encore aujourd'hui combien de mensonges, notamment concernant les actes de propriété du Parc des Princes, ont été nécessaire pour attirer de tels investisseurs dans un pareil guêpier. Ces derniers n'ont en effet cessé ensuite de découvrir à leurs dépends ou ils avaient mis les pieds (en particulier la question du hooliganisme qui les fera déguerpir). Comme quoi le capitalisme "haut de gamme" rencontre toujours son domaine d'incompétence. De crises sportives (on frôle la relégation, absence de la Champions league) en mini-tragédie à la direction (la démission en 2009 de Charles Villeneuve), et un manque flagrant d'ambition…




Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant