Tony Parker juge le basket français sur la bonne voie

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par Romain Brunet

VILLEURBANNE, Rhône (Reuters) - Tony Parker a dit mercredi ne retenir "que des bons souvenirs" de ses six semaines passées à jouer sous les couleurs de Lyon-Villeurbanne, et estime laisser le basket français "sur la bonne voie".

"C'est vraiment une expérience que je n'oublierai jamais", a déclaré lors d'une conférence de presse le joueur des San Antonio Spurs, qui s'apprête à entamer la saison de NBA, retardée pour cause de conflit entre joueurs et dirigeants.

"De jouer pour mon coach Pierre Vincent avec qui j'étais en junior c'était vraiment génial, de jouer avec Ronny (Turiaf) en France aussi, c'est une opportunité qui ne se reproduira jamais, et puis aider mon club, faire avancer les projets au quotidien, aider les jeunes", a t-il ajouté.

Les huit matches joués par Tony Parker avec Lyon-Villeurbanne lui auront permis de tester sa popularité auprès du public français, qui n'a pas l'habitude de le voir jouer.

Toutes les rencontres à domicile ont été disputées à guichets fermés, tandis que les déplacements de l'ASVEL ont donné lieu à des affluences record.

Pour son dernier match, samedi dernier à Strasbourg, le Rhénus était complet avec plus de 6.000 spectateurs, ce qui n'était pas arrivé depuis un match d'Euroligue du club strasbourgeois face à l'AEK Athènes, le 21 décembre 2005.

Au Havre, le 12 novembre, les Docks Océane ont battu leur record absolu de fréquentation avec 4.017 spectateurs alors que la salle ne peut en contenir officiellement que 3.598. Des places debout avaient été vendues. Tony Parker et l'ASVEL ont également fait salle comble à Cholet (5.200 spectateurs), le 29 octobre.

"C'était vraiment un truc de malade, a reconnu Tony Parker. On était un peu les Beatles, partout où on allait, c'était la folie. À Cholet, c'était n'importe quoi, au Havre aussi. Et à Strasbourg aussi, c'était génial car les gens savaient que c'était notre dernier match. C'était sympa de voir que les gens adorent le basket et qu'on peut avoir notre propre place."

LES FICELLES DE DIRIGEANT

Le meneur des Bleus estime qu'il repart en laissant le basket français "sur la bonne voie". "Maintenant c'est aux présidents de club, de la Fédération, de la Ligue de prendre leurs responsabilités pour surfer sur cette vague", juge-t-il.

L'équipe dont il est également le vice-président va maintenant devoir apprendre à jouer sans lui. Une tâche qui ne s'annonce pas aisée, même si Lyon-Villeurbanne a gagné sa première rencontre sans sa star, mardi, en Eurocoupe, à Ostende (70-53).

"Ils ont fait un bon match hier, il y a plein d'avenir et il n'y a que ça que je retiens, a ajouté Parker. Maintenant c'est à eux de jouer et de montrer qu'ils ont du talent".

Durant son séjour en France, Tony Parker a également pu apprendre au contact du président Gilles Moretton les ficelles de son rôle de dirigeant. "De voir Gilles fonctionner au quotidien pendant deux mois, de voir comment gérer un club, c'était que du bonus pour moi", a-t-il affirmé.

Même s'il gardera aux États-Unis sa casquette de vice-président de Lyon-Villeurbanne, Tony Parker sera d'abord concentré sur sa onzième saison en NBA. Le joueur espère gagner un quatrième titre avec les Spurs après ceux glanés en 2003, 2005 et 2007.

"L'année dernière on a dominé la saison régulière, mais malheureusement on a eu des petites blessures en fin de saison et on s'est fait un peu dominer par Memphis au premier tour. On a envie de montrer un autre visage cette année. Il ne reste plus qu'une ou deux saisons pour Tim (Duncan) et Manu (Ginobili), donc ce serait bien qu'on gagne un dernière fois", dit-il.

La saison 2011-12 en NBA sera réduite de 82 à 66 matches en raison du lock-out mais ceux-ci seront concentrés entre le 25 décembre et le 26 avril, soit 3,9 rencontres par semaine en moyenne contre 3,5 habituellement. Un rythme effréné auquel ne seront pas forcément préparés les joueurs qui n'ont plus joué en compétition depuis le printemps.

"Je suis déjà en rythme basket, c'est clair que je vais attaquer la saison en pleine forme. Mais je ne m'inquiète pas pour les Américains, je suis sûr qu'ils se sont maintenus en forme", assure le Français.

Edité par Pascal Liétout

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