Tony Meilhon condamné à trois ans de prison ferme

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TONY MEILHON CONDAMNÉ À TROIS ANS DE PRISON FERME
TONY MEILHON CONDAMNÉ À TROIS ANS DE PRISON FERME

NANTES (Reuters) - Tony Meilhon, meurtrier présumé d'une jeune femme en 2011, a été condamné lundi à trois ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Nantes, où il était jugé pour dix-neuf délits et contraventions commis de 2008 à 2011.

Il a été relaxé faute de preuve pour huit d'entre eux, notamment les "menaces de mort" dont se plaignaient son frère cadet et sa belle-soeur. Ces menaces auraient été proférées après que le couple a cessé d'approvisionner le trafic de drogue qu'il menait en prison avec la complicité d'une surveillante.

Il a également été innocenté du délit de "sévices graves" sur deux lapins nains appartenant à son frère aîné, avec qui il est en conflit, retrouvés égorgés dans le jardin de la famille.

Tony Meilhon a en revanche été condamné pour avoir incendié la voiture d'une collègue de son ex-compagne, qu'il accusait d'avoir "une mauvaise influence" sur cette dernière.

Cinq ans et demi de prison ferme avaient été requis par le ministère public pour sanctionner son "comportement anormal, brutal et asocial".

"Tony Meilhon est un insoumis à la loi, au respect, à la vie", a dit le procureur de la République. "Il n'a de cesse de vivre comme il l'entend et de terroriser les gens qui l'entourent."

Agé de 33 ans, il a déjà été condamné à seize reprises par le passé et il doit être jugé au printemps par une cour d'assises pour "enlèvement ou séquestration suivie de mort en état de récidive légale", après la découverte du corps de Laëtitia Perrais près de Pornic (Loire-Atlantique) en janvier 2011.

La tête, les bras et les jambes de la jeune femme âgée de 18 ans - avec qui il avait sympathisé - avaient été retrouvés le 1er février dans un étang, enserrés de grillage et lestés d'un parpaing. Son buste avait été découvert le 9 avril dans un second plan d'eau, à une heure de route de là.

La dernière condamnation de Tony Meilhon remontait au 30 juin 2009, quand il avait écopé de six mois de prison ferme avec mise à l'épreuve pour "outrage à magistrat". Son suivi socio-judiciaire n'avait pu être assuré par les agents du Service pénitentiaire d'insertion et de probation de Loire-Atlantique, faute d'effectifs.

La mort de Laëtitia Perrais et l'absence de suivi de son meurtrier présumé avaient pris la tournure d'une affaire d'Etat, Nicolas Sarkozy, alors président, promettant des sanctions. Magistrats, greffiers et avocats nantais avaient mené pendant deux semaines une "grève des audiences" inédite en France.

Guillaume Frouin, édité par Jean-Baptiste Vey

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  • mlaure13 le mardi 27 nov 2012 à 09:49

    Faut-il continuer à prendre en compte toutes des déviations humaines, nuisibles à la société entière et aboutissant inéluctablement au meurtres des personnes qui nous sont chères ?...Ou éradiquer cette nuisance mortifère dans l’œuf …et que doit-on faire d’une pomme « pourrie » qui se trouve dans un panier sain ???...