Tombouctou, ville ouverte aux djihadistes

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Les chefs d'Aqmi, qui détiennent six otages français, sont entrés dans la cité malienne.

De notre envoyé spécial à Bamako

Le drapeau noir des djihadistes flotte désormais sur Tombouctou. «Quand j'ai vu ce drapeau sur le camp militaire et sur le gouvernorat, je n'ai pas compris», affirme Aziz, un étudiant encore sous le choc de la tempête vécue ces dernières heures par la cité millénaire, avec d'abord les trois journées de siège imposé par le Mouvement de libération de l'Azawad (MNLA). Puis le repli en désordre de l'armée malienne. Dans le chaos, les jeunes miliciens arabes, censés défendre la cité, se sont livrés au pillage avant, à leur tour, de prendre la fuite.

Depuis lundi après-midi, la porte du désert, dernière ville garnison encore aux mains du gouvernement malien à 900 kilomètres de Bamako, est tombée sous contrôle d'Ansar Dine, une milice salafiste. «C'est maintenant calme. Il n'y a plus de coups de feu», assurait, mardi, Muham, un commerçant qui s'avouait terrifié.

Imposer la loi de Dieu

À peine entrés dans la ville à bord d'une

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