Tombes profanées à Sarre-Union : Valls appelle les juifs à rester en France

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Tombes profanées à Sarre-Union : Valls appelle les juifs à rester en France
Tombes profanées à Sarre-Union : Valls appelle les juifs à rester en France

«Un juif qui part, c'est un bout de France qui s'en va.» Manuel Valls s''est adressé avec force aux Français juifs, ce lundi matin, pour les convaincre de ne pas quitter l'Hexagone malgré la multiplication des actes antisémites et l'appel du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, à rejoindre l'Etat hébreu. La veille, plusieurs centaines de tombes ont été profanées au cimetière juif de Sarre-Union, dans le Bas-Rhin. Et ils sont de plus nombreux, au sein de la communauté judaïque, à être tentés par l'exode.

Interrogé sur ce nouvel acte antisémite survenus en Alsace, le chef du gouvernement français a fait part de son «profond dégoût» au micro de RTL. «J'espère que l'enquête va aller vite. Ceux qui ont fait ça doivent savoir que l'on ne trouble pas ainsi le sommeil des morts», a-t-il fermement lancé, laissant entendre qu'il y avait plusieurs auteurs. «L'enquête le montrera», a-t-il affirmé.

Face à cette profanation, face à l'attentat de Copenhague contre une synagogue ainsi qu'à la recrudescence d'actes antisémites, «une nouvelle fois, la République doit être impitoyable», a fait valoir le Premier ministre, comme il l'avait fait après les attentats contre Charlie Hebdo et la supérette cacher de Vincennes.

«Je regrette les propos de Benjamin Netanyahou»

Au delà de son «dégoût», Manuel Valls a voulu lancer un «message aux Français juifs». Et de développer : «La France est blessée comme vous, et la France ne veut pas votre départ. Elle vous dit une nouvelle fois son amour, son soutien et sa solidarité. Cet amour est bien plus fort que les actes de haine, fussent-ils répétés. (...) Notre force, c'est de rester unis !»

Quant à l'appel aux juifs européens à rejoindre Israël, «je regrette les propos de Benjamin Netanyahou», a fait savoir Manuel Valls avant de tacler : «Quand on est en campagne électorale, ça ne veut pas dire s'autoriser n'importe quelle déclaration.»

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