Tombeau du Christ : un chantier historique à Jérusalem

le , mis à jour à 07:18
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Tombeau du Christ : un chantier historique à Jérusalem
Tombeau du Christ : un chantier historique à Jérusalem

Nichée au cœur de la Vieille Ville de Jérusalem, la basilique de la Résurrection ne saute pas aux yeux. Si ses deux vastes coupoles grises se repèrent de loin, sa façade, elle, passe inaperçue au détour d'une ruelle du souk arabe. Cette église n'en est pas moins l'épicentre de la chrétienté, visitée chaque année par des millions de touristes. Beaucoup sont déroutés par l'enchevêtrement d'autels et de chapelles de tous rites, par les fumées de l'encens et la foi démonstrative des fidèles orientaux

 

Ceux qui imaginent une simple grotte bouchée par une pierre ronde seront déçus : la tombe du Christ se cache sous une sorte de petite maison construite en 1810, l'édicule, placé au cœur de la basilique. Or, cette structure de marbre fait l'objet de travaux depuis mai. C'est simple, l'édicule s'écroulait.

 

« Un tremblement de terre avait déjà fragilisé l'édifice au début du siècle », explique frère Stéphane Milovich à Jérusalem. A cette raison s'ajoute aussi le tourisme de masse : « La chaleur des bougies des pèlerins ne pouvait pas être bénéfique à l'édicule. » Frère Stéphane est franciscain. Sa congrégation fait partie des trois communautés chrétiennes, avec les Grecs orthodoxes et les Arméniens apostoliques, à administrer le lieu saint.

 

« Dans un lieu saint, le pèlerin du XXIe siècle a besoin de voir quelque chose qui lui rappelle la scène évangélique. »

Frère stephane milovich, de l'ordre des franciscains

Le but du chantier historique de rénovation de l'édicule est de le désosser entièrement avant de le remonter à l'identique. Après les travaux, il sera plus propre et plus solide, et les poutres en acier qui le soutiennent depuis 1947 seront retirées. Menés par une équipe technique de l'université d'Athènes, les travaux devraient se prolonger jusqu'en mars, l'humidité de l'édifice étant plus importante que prévu.

 

Le clou du spectacle, si l'on ose ...

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