Aller au contenu principal
Fermer

Tollé après une nouvelle "petite phrase" de Macron
information fournie par Reuters 05/10/2017 à 07:12

TOLLÉ APRÈS UNE NOUVELLE "PETITE PHRASE" DE MACRON

TOLLÉ APRÈS UNE NOUVELLE "PETITE PHRASE" DE MACRON

PARIS (Reuters) - En suggérant que des salariés feraient mieux d'aller chercher du travail plutôt que de "foutre le bordel", Emmanuel Macron a suscité des critiques de plusieurs membres de l'opposition dans la soirée de mercredi.

Des heurts ont éclaté mercredi après-midi entre les forces de l'ordre et des salariés de GM&S qui souhaitaient s'entretenir avec le chef de l'Etat lors de son déplacement à Égletons (Corrèze) sur le thème de la formation professionnelle.

Des images tournées par BFMTV montrent une conversation entre Emmanuel Macron et Alain Rousset, président de la région Nouvelle Aquitaine, qui évoque les difficultés de recrutement de l'usine d'Ussel (Corrèze) du fabricant de produits en aluminium Constellium.

"Il y en a certains au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d'aller regarder s'ils peuvent avoir des postes là-bas. Parce qu'il y en a qui ont les qualifications pour le faire", répond le président de la République.

"C'est pas loin de chez eux", poursuit-il.

Dans un climat social marqué par une réforme contestée du Code du travail et la grogne montante liée à un projet de budget 2018 décrit par l'opposition de gauche comme favorable aux catégories les plus aisées, ces propos ont fait réagir des élus de l'opposition sur les réseaux sociaux.

Sur Twitter, la députée Les Républicains (LR) des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer et l'ex-numéro deux du Front national Florian Philippot ont dénoncé le "mépris" d'Emmanuel Macron.

Une accusation également portée par la députée La France insoumise de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain.

"Cela traduit un grand mépris de classe. Il ne cesse d'avoir des phrases injustes pour les milieux populaires. Les salariés de GM&S se battent pour leur emploi. On ne peut pas leur dire simplement qu'ils sont des fainéants", a-t-elle déclaré sur LCI.

Olivier Faure, président du groupe Nouvelle gauche (ex-PS) à l'Assemblée nationale a quant à lui dénoncé sur Twitter "le mépris social pour les 'illettrées', les 'fainéants' et les 'riens', et 'en même temps' la compassion fiscale pour les grandes fortunes".

Egalement sur Twitter, le PS a appelé le président de la République "à rester maître de son langage et à respecter les Français".

Par le même biais, Bruno Roger-Petit, porte-parole de l'Elysée, a évoqué une citation "tronquée et sortie de son contexte. Emmanuel Macron a rappelé que la recherche de solutions en matière d'emplois dépend de la responsabilité de tous les acteurs."

Intervenant sur BFMTV, la députée des Yvelines Aurore Bergé, porte-parole du groupe La République en marche (LREM) à l'Assemblée nationale, a déclaré qu'Emmanuel Macron "ne désigne personne par cette expression".

"Ce que dit le président de la République c'est assez simple : il dit qu'il y a du boulot, il dit qu'il y a de l'emploi, qu'il y a des solutions qui existent", a-t-elle déclaré.

Il ne s'agit pas de la première déclaration contentieuse d'Emmanuel Macron. Ses propos sur les salariés "illettrés" des abattoirs Gad en 2014 alors qu'il était ministre de l'Economie ou ses déclarations du mois dernier sur les "fainéants" face auxquels il ne compte rien céder en matière de réformes ont notamment suscité des polémiques.

L'équipementier automobile GM&S Industry a été placé en liquidation judiciaire en juin. L'offre de reprise du groupe GMD, validée par le tribunal de commerce de Poitiers début septembre - la seule qui avait été soumise - prévoit de conserver 120 emplois sur les 277 du site de La Souterraine (Creuse).

La Souterraine et Ussel sont distantes de près de 150 kilomètres.

(Myriam Rivet, édité par Julie Carriat)

10 commentaires

  • 05 octobre 09:13

    Ce jeune président fait de la com en permanence, tout comme un certain Sarkozy en son temps et dont il est l'héritier virtuel par la grandeur, par l'esprit et dorénavant la parole. Laissons le faire sa route avec ou sans ses petites manies.


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • L'enseigne Wall Street à la Bourse de New York (NYSE) dans l'arrondissement de Manhattan à New York
    information fournie par Reuters 20.03.2026 14:35 

    par Mara Vilcu Wall Street est attendue dans le rouge vendredi et les Bourses européennes avancent ‌à mi-séance, alors que les investisseurs digèrent le ton plus restrictif des banques centrales face aux risques croissants d'inflation. Les futures sur indices new-yorkais ... Lire la suite

  • Le BullSequana XH3000 d'Atos (Crédit:  / Atos)
    information fournie par Zonebourse 20.03.2026 14:12 

    Atos dévoile un ensemble des services technologiques qu'il fournira à la Confédération sud-américaine de football (CONMEBOL) lors des tirages au sort des compétitions CONMEBOL Libertadores et CONMEBOL Sudamericana. Cette étape marque le lancement opérationnel de ... Lire la suite

  • La raffinerie de pétrole de Haïfa, dans le nord d'Israël,le 19 mars 2026 ( AFP / Odd ANDERSEN )
    information fournie par AFP 20.03.2026 13:58 

    Voici les derniers événements liés à la guerre au Moyen-Orient, entrée dans son 21e jour vendredi : . L'Iran menace les responsables américains et israéliens L'armée iranienne a menacé vendredi de traquer les responsables américains et israéliens jusque sur leurs ... Lire la suite

  • Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, le 3 février 2026 à Paris ( AFP / Ludovic MARIN )
    information fournie par AFP 20.03.2026 13:45 

    Les scénarios dessinés par la Banque centrale européenne ne prévoient pas de "récession" en zone euro, a souligné vendredi le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, interrogé par Boursorama. La BCE a publié jeudi "trois scénarios" et "même ... Lire la suite

Pages les plus populaires