Tokyo veut régler avec Séoul le contentieux des "femmes de réconfort"

le
0
    TOKYO, 25 décembre (Reuters) - La gouvernement japonais 
proposera la semaine prochaine la mise en place d'un fonds 
spécial pour venir en aide aux Sud-Coréennes réduites à 
l'esclavage sexuel avant et pendant la Deuxième Guerre mondiale, 
rapporte vendredi le quotidien économique Nikkei. 
    L'initiative, qui vise à résoudre un des principaux 
contentieux entre Tokyo et Séoul, sera portée par le ministre 
japonais des Affaires étrangères, Fumio Kishida, attendu lundi 
en visite en Corée du Sud, ajoute le journal. 
    Lors d'une conférence de presse, le chef de la diplomatie 
japonaise a confirmé qu'il travaillait à une visite à Séoul et 
qu'il espérait mettre un terme à ce litige vieux de plusieurs 
décennies. 
    "Je suis prêt à faire travailler mes méninges, à faire tout 
mon possible", a dit Kishida, sans préciser quand il se rendrait 
en Corée du Sud. "Nous essayons de concrétiser l'accord auquel 
sont parvenus nos dirigeants pour accélérer les discussions et 
chercher un règlement de cette question." 
    Selon le Nikkei, qui cite une source gouvernementale, ce 
fonds pour les "femmes de réconfort", l'euphémisme en vigueur au 
Japon pour évoquer ces femmes, souvent Sud-Coréennes, 
contraintes à la prostitution dans des bordels militaires, 
serait doté de plus de 100 millions de yens (760.000 euros 
environ). 
    Les autorités japonaises considèrent que le traité signé en 
1965 avec la Corée du Sud a juridiquement réglé la question et 
s'en tiennent aux excuses officielles formulées en 1993. La 
Corée du Sud juge pour sa part que cela ne suffit pas et 
reproche à Tokyo ses réticences à réparer son passé militariste. 
 
 (Kaori Kaneko, Kiyoshi Takenaka et Linda Sieg; Henri-Pierre 
André pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant