Tokyo va ramener ses émissions de dette au plus bas depuis 2008

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    TOKYO, 21 décembre (Reuters) - Le Japon veut ramener ses 
émissions d'emprunts pour le financement du déficit au cours de 
l'exercice fiscal 2016-2017 sous la barre de 30.000 milliards de 
yens (228 milliards d'euros), à leur plus bas niveau en huit 
ans, rapportent des sources gouvernementales. 
    Le total des émissions d'obligations pour l'exercice clos au 
31 mars 2017 devrait être ramené à 34.430 milliards de yens, 
également à leur plus bas depuis 2008, contre 36.900 milliards 
prévus pour l'exercice fiscal 2015-2016 en cours. 
    Cette réduction du programme d'émissions peut avoir lieu 
grâce à des recettes fiscales substantielles du fait de la 
hausse des bénéfices des sociétés au Japon, ont indiqué à 
Reuters des sources qui n'ont pas voulu être identifiées.  
    Les émissions de dette pour le financement du déficit, 
baromètre de la discipline budgétaire, devraient ainsi s'élever 
à 28.380 milliards de yens, à leur plus bas niveau depuis 2008. 
   Les obligations pour la construction devraient représenter 
les 6.050 milliards restants, pour contribuer au financement des 
travaux publics, a-t-il précisé de mêmes sources. 
     Les émissions d'obligations de financement du déficit 
doivent en principe être approuvées par le parlement, mais une 
disposition provisoire de 2012 permet de le faire sans 
législation spécifique pour une période de trois ans qui court 
jusqu'à fin mars. 
    Le gouvernement japonais se prononcera jeudi sur le projet 
de budget pour l'exercice qui débute en avril. Il devrait 
atteindre un record de 96.720 milliards de yens et prévoir 
31.970 milliards de dépenses sociales, précisent les sources. 
    Le texte sera soumis au parlement au début de l'an prochain, 
avec un programme supplémentaire de stimulation de la croissance 
de 3.320 milliards de yens dévoilé vendredi. 
    Les recettes fiscales devraient atteindre 57.600 milliards 
de yens pour l'exercice fiscal 2016-2017, leur plus haut niveau 
en 25 ans, ce qui permettra cette baisse des émissions à leur 
plus bas niveau depuis les 33.200 milliards de 2008, dont 26.200 
milliards d'obligations pour le financement du déficit. 
 
 (Takaya Yamaguchi, Juliette Rouillon pour le service français, 
édité par Véronique Tison) 
 
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