Tokyo coince le "pivot" d'Obama

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Barack Obama et Shinzo Abe, ici en septembre 2013.
Barack Obama et Shinzo Abe, ici en septembre 2013.

"America is back." C'est le message de Barack Obama à l'Asie-Pacifique en général et à la Chine en particulier depuis son arrivée à la Maison-Blanche. Après une décennie d'obsession terroriste, les yeux rivés sur l'Afghanistan et le Moyen-Orient, Washington affirme revenir en force dans la région où doit se jouer le XXIe siècle. La stratégie du "pivot asiatique" vise à rassurer les alliés et à marquer Pékin à la culotte en signalant à grand renfort de publicité un relatif redéploiement des forces américaines vers le front asiatique. Mais un mandat plus tard, l'habile manoeuvre de la Maison-Blanche se complique en Asie du Nord-Est.Ironie de l'histoire, c'est le premier partenaire des États-Unis dans la région qui met aujourd'hui à l'épreuve leur nouvelle stratégie. Le Japon du très nationaliste Shinzo Abe expose au grand jour les lignes de faille du pivot en Asie du Nord-Est. En se rendant le 26 décembre au sanctuaire de Yasukuni où sont honorés des criminels de guerre nippons, le Premier ministre n'a pas seulement déclenché l'indignation de ses voisins chinois et coréen. Il a également mis dans l'embarras le protecteur américain de l'archipel, qui a dû condamner, une fois n'est pas coutume, l'initiative de son allié.Le spectre des îles SenkakuDepuis son retour aux affaires il y a un an, le "faucon" Abe a accéléré le réarmement du Japon et promis de modifier la Constitution pacifiste de l'archipel. Des réformes soutenues en...

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