Tokyo, capitale à bout de nerfs

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Calmes et disciplinés, les Japonais n'en suivent pas moins avec angoisse les nouvelles du front nucléaire.

Le calme en surface, mais l'anxiété dans le ventre. Le calme, il s'affiche sur tous les visages, dans tous les gestes de la population de Tokyo, qui semble vouloir ignorer la double menace des secousses telluriques et des nuages radioactifs. Mais la fébrilité, elle, se lit dans les étals vides des magasins d'alimentation, razziés après chaque livraison par des citadins qui se préparent au pire. En bien des lieux, il est devenu difficile de trouver riz, nouilles instantanées, pain ou œufs. À ces achats massifs de précaution s'ajoute la perturbation des circuits de distribution.

La capitale japonaise, si sémillante dans ses belles heures, vivait lundi au ralenti, suspendue aux nouvelles du front nucléaire, quelque 200 kilomètres plus au nord. Et une belle réplique sismique, en milieu de matinée, est venue rappeler qu'un nouveau séisme majeur pouvait aussi se produire, comme les autorités japonaises en ont averti. «C'est usant pour les nerfs, explique Hiroshi Onishi, un

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