Tokyo admet un lien entre un cancer et l'accident de Fukushima

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TOKYO, 20 octobre (Reuters) - Le Japon a pour la première fois reconnu mardi l'existence possible d'un lien entre un cancer et la catastrophe nucléaire de Fukushima en mars 2011. Le patient concerné est un ouvrier d'une trentaine d'années, employé par une entreprise de construction sous-traitante sur la centrale accidentée de Fukushima-Daiichi et d'autres sites nucléaires, a précisé le ministère japonais de la Santé. L'homme, qui souffre d'une leucémnie, a été exposé à 19,8 millisieverts (mSv) de radiations au total, dont une dose de 15,7 mSv entre octobre 2012 et décembre 2013 sur le site de Fukushima, a déclaré un fonctionnaire du ministère. Le plafond annuel d'exposition aux radiations fixé par les autorités japonaises pour les employés de l'industrie nucléaire est de 50 millisieverts, mais le gouvernement a décidé qu'il ne pouvait pas exclure un lien entre la leucémie de cet ouvrier et les radiations qu'il a subies, a expliqué ce responsable. Cette première reconnaissance officielle d'un lien entre une maladie et la catastrophe de Fukushima, la plus grave du nucléaire civil depuis Tchernobyl en 1986, pourrait ouvrir la voie à de nouvelles demandes d'indemnités de la part de victimes de l'accident. Plus de 7.000 milliards de yens (52 milliards d'euros) avaient déjà versés à la date de juillet dernier. Tokyo Electric Power 9501.T , qui exploite la centrale où trois réacteurs sont entrés en fusion après le séisme et le tsunami du 11 mars 2011, doit déjà faire face à de nombreuses demandes de compensation. Il doit également nettoyer le site, ce qui coûtera des dizaines de milliards d'euros et s'étendra sur plusieurs décennies. (Kiyoshi Takenaka; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)


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