TMS se profile comme un autre EVS en pays de Liège

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Demandez a un investisseur de citer une entreprise liégeoise cotée en Bourse dont le sigle se résume a trois lettres et dont les affaires prospèrent... Il y a de fortes chances qu'il réponde: EVS.

Pourtant, a quelques lieues de la firme technologie du Sart-Tilman, le fournisseur de pieces pour camions et engins de chantier TMS ne se débrouille pas mal du tout sur le front de la croissance pérenne.

« La conjoncture nous reste très favorable, de sorte que l'exercice courant devrait de nouveau se traduire par une forte progression de nos performances financières», assure son patron, Alain Smets.
Pour 2007, il prévoit un chiffre d'affaires d'au moins 50 millions d'euros (+33%), pour un cash flow et un bénéfice net en hausse de 5o%, à respectivement 3,1 millions et 2 millions d'euros.

En fait, cette PME ansoise cotée sur le Marché libre parisien profite plein de la ruée mondiale sur les équipements d'extraction de matières premières.

Comme les fabricants de machines imposent d'énormes délais de livraison, le marché des pièces connaît un boom sans précédent.

En Afrique, TMS fait même coup double. «Les grands exploitants sont aujourd'hui contraints d'accorder des concessions a des sociétés locales dont certaines sont clientes chez nous. Cela nous a amené a élargir notre offre aux machines neuves, même si c'est toujours sur les pièces que nous engrangeons les meilleures marges», observe Smets. Un tel «package» rend TMS unique, lui permettant de tenir la dragée haute aux géants Caterpillar ou Komatsu.

En avril dernier, elle a ainsi remporté un contrat de quelque 8 millions de dollars auprès d'un client ghanéen.

La volatilité du dollar ne pose par ailleurs guère de problème, grace l'intervention de la filiale américaine Raglan, censée contribuer en 2007 au tiers du chiffre d'affaires du groupe. Raglan est désormais bien intégrée au sein de sa maison-mère belge. Son « formatage » au modèle de TMS s'est traduit par l'ouverture de bureaux au Chili ou en Equateur. Et les contrats affluent. En outre, elle a favorisé le retour de TMS en Irak, où un frémissement de marché est perçu.

La Russie (où les revenus sont supposés plus que doubler, a 4 millions d'euros), et même la Wallonie (+35%) sont autant de débouchés où les progrès sont significatifs.Et la courbe de l'emploi suit le mouvement.

«Au cours des douze demiers mois, nous avons engagé treize jeunes pour notre siege belge. Nous y occupons désormais 49 personnes», conclut Alain Smets.

Fabian Lacasse – L'Echo (Mercredi 4 Juillet 2007).

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