TMS renoue avec l'Irak grâce à sa filiale US

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TMS vient de conclure un contrat d'une valeur de 0,4 million de dollars (USD) en Irak. Pour autant bien sur qu'il soit exécuté à la satisfaction du commanditaire, d'autres pourraient suivre... Voila une fameuse victoire pour le distributeur liégeois de pièces de rechange pour camions et engins de chantier, pour qui l'Irak était un marché très important durant la période "pétrole contre nourriture".

Après la guerre et la prise de pouvoir par les troupes à la bannière étoilée, l'entreprise d'Alleur s'était fait évincer même si sa direction refuse le mot – au profit de fournisseurs correspondant davantage aux critères définis par l'administration Bush. Éjectée par la porte, la revoilà donc... par la fenêtre.

C'est en effet sa filiale américaine Raglan, acquise l'an dernier, qui a conclu le contrat irakien. De son côté, TMS concentre l'essentiel de ses efforts sur un marché africain en plein boom. Avec succès, puisque, entre autres perles, il a décroché un contrat de deux millions d'euros auprès d'un client privé, sous-traitant d'opérateurs de mines d'or ghanéennes. Comme toujours dans pareil cas, le contrat est garanti par le Ducroire...

« Nous avons connu une solide croissance l'an dernier, grâce à la vigueur de nos marchés en Afrique noire et à la contribution explosive de Raglan, dont les ventes annuelles, tirées par une série de contrats en Amérique latine, sont passées de 8 à 12 millions d'USD », explique Alain Smets, le patron de TMS.

Les résultats 2006 n'ont pas encore été arrêtés, mais ils devraient, selon lui, se caractériser par un chiffre d'affaires en hausse de quelque 40%, à près de 38 millions d'euros, pour un bénéfice net en progrès d'au moins 20%.

« En 2006, l'intégration de Raglan dans notre organisation s'est surtout traduite par des coûts. Cette année, par contre, nous commencerons à récolter les effets positifs des synergies mises en place », poursuit Smets.

Fort des deux contrats précités et de ces fruits synergétiques, le millésime 2007 laisse déjà supposer qu'une nouvelle croissance à deux chiffres sera au rendez-vous. Avec en sus une amélioration probable de la rentabilité.

« En Afrique noire, on assiste à une intensification des activités d'extraction de minerai pour satisfaire les insatiables appétits chinois ou indien. Au point de rouvrir des mines désaffectées. Comme toujours dans ce cas-la, les fournisseurs de matériel d'exploitation, comme les camions ou les engins de chantier, en profitent. Nous aussi », se réjouit le dirigeant.

Encouragé par tous ces développements positifs, le principal actionnaire de TMS proposera à l'assemblée générale de majorer sensiblement le dividende.

« Je pense proposer 0,50 euro brut par action, ce qui représenterait une augmentation de 25% par rapport au dividende de l'exercice 2005 », précise Alain Smets. Le cours actuel de cette action cotée sur le Marche fibre d'Euronext Paris avoisine actuellement les 15 ou 16 euros.

Fabian Lacasse (l'Echo de la bourse)
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