Titi, sans Wiki…

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Titi, sans Wiki…
Titi, sans Wiki…

Souvenirs de Thierry Henry sans filet, ni parachute, ni Internet. Top chrono C'est parti !

  • Papa Fouettard
    Un père écrasant qui ne lui passera jamais rien Le daron qui a aussi tâté du ballon préparait près de la main courante le dézinguage impitoyable qu'il allait administrer en guise de débrief d'après-match à son fils. Thierry a beau avoir planté six buts et réussi tous ses centres, le paternel insistera à mort sur les deux contrôles ratés en début de match Avec papa, "c'est jamais bien". Bienvenue dans le foot ! Jusqu'à la fin de sa carrière, Thierry aura "le masque" sur le terrain, ne souriant presque jamais même après avoir marqué. L'insatisfaction paternelle qui pèse, toujours : "Comment être joyeux après un but alors que j'en ai manqué un deux minutes avant et que j'ai oublié de faire la bonne passe à un coéquipier un quart d'heure plus tôt ?" Une autocritique permanente inspirée du père et qui révèle que, sur un terrain, Titi ne s'appartenait jamais entièrement L'enfance, c'est un divorce parental, les Ulis bétonnées au milieu de nulle part et le regard dur. Sinon, tu te fais bouffer. Titi est un taciturne. Ce qui lui vaudra pas mal de malentendus : le Caribéen est plutôt jovial, non ? Regardez Wiltord, comme il est volubile ! Ben, non. Titi affiche toujours une gravité tout en retenue, c'est l'autre facette méconnue de la mentalité antillaise. On l'a cru aussi surdoué du ballon rond. Aux débuts de sa gloire naissante, on ressortira les images caméscope en noir et blanc de minimes franciliens où le grand filiforme déboule sur le côté gauche et plante face au gardien. La "spéciale Henry", déjà ? La caméra embuée s'attardera sur le grand gosse célébrant au milieu de ses potes une victoire en coupe départementale.

    Tout était donc écrit ? Pas vraiment. Le petit lucide à qui Papa ne passe jamais rien s'évalue sommairement : "A part la vitesse, j'avais pas grand chose", confessera-t-il. "Un besogneux", c'est comme ça qu'il se définira à la fin de sa carrière. Il bossera donc dur tout au long de sa vie. Au départ, pour juste exister dans le foot. Ensuite pour laisser une trace dans l'histoire d'un sport dont il a une connaissance encyclopédique. La chance immense de Titi, c'est aussi celle des p'tits gars de sa génération : le système de formation à la française qui sait tailler le diamant brut. Zidane, Barthez, Pirès, Trézeguet C'est à l'AS Monaco qu'il...



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