Tiszavasvari, «capitale» de l'extrême droite hongroise

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Tiszavasvari, un petit bourg de 13.000 habitants, perdu aux confins orientaux de la Hongrie, est jumelé avec? Ardabil, en Iran.

De notre envoyée spéciale à Tiszavasvari

C'est une «ville européenne», annonce le panneau bleu étoilé au bord de la route. Mais la grande fierté de son maire s'étale en hongrois et en perse juste devant l'hôtel de ville: Tiszavasvari, un petit bourg de 13.000 habitants, perdu aux confins orientaux de la Hongrie, est jumelé avec... Ardabil, en Iran. L'Iran, mais aussi le Kazakhstan ou encore la Chine, dont il revient enthousiaste, voilà de bien curieux modèles pour Erik Fülöp! À tout juste 30 ans, élu avec plus de 53 % des voix en 2010, il est le seul maire d'extrême droite d'une ville hongroise. Son parti, le Jobbik («le plus à droite», ou «le meilleur» en magyar), en a fait sa «capitale», son laboratoire expérimental.

Pas de drapeau européen dans le bureau du maire, mais nombre de symboles de la splendeur passée: une carte de la Grande Hongrie, victime d'un «dépeçage ignoble» après le traité de Trianon*, une représentation de la couronne de

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