Tinkoff-Saxo : Oleg Tinkoff veut " faire comme le football "

le
0
Tinkoff-Saxo : Oleg Tinkoff veut " faire comme le football "
Tinkoff-Saxo : Oleg Tinkoff veut " faire comme le football "

Propriétaire de l'équipe Tinkoff-Saxo, Oleg Tinkoff a de nouveau remis en cause le système du cyclisme international à l'issue de la 16eme étape. Le magnat russe a critiqué la non-redistribution, par ASO, des bénéfices du Tour de France. Sur France Télévisions, il évoquait même la possibilité de se retirer du monde pro.

Déjà très acerbe envers le système du cyclisme international, Oleg Tinkoff a profité du micro de France Télévisions pour remettre une couche de gaz qui, il l’espère, fera sauter le bouchon. « Je pense que le cyclisme devrait être comme le football, c’est-à-dire qu’on partage l’argent de la télévision avec les équipes pour qu’elles puissent s’engager sur le long terme, a-t-il déclaré. Aujourd’hui, on n’a pas de retour sur investissement et c’est ridicule. C’est ASO qui récupère tout l’argent. Et ça ce n’est pas possible. J’en ai parlé et j’espère qu’on va changer ce système ». 

Pour le patron de l’équipe Tinkoff-Saxo, l’ASO profite largement des sponsors, des équipes et des coureurs stars pour dégager de tels bénéfices (18M€ nets par an) qui font du Tour de France, le troisième événement sportif le plus rentable après la Coupe du monde de football et les JO d’été. D’un tempérament sulfureux, Oleg Tinkoff appelait déjà les équipes du World Tour à boycotter la prochaine édition de la Grande Boucle. Au micro de Gérard Holtz, d’un calme de façade, le milliardaire russe osait même remettre en question son engagement dans le monde pro. Un autre moyen de faire pression sur ASO après la création de Velon en novembre 2014, un groupement des plus grandes équipes qui vise à obtenir une redistribution plus juste des revenus générés par la compétition. 

« Bien sûr que je pourrais quitter le vélo, assure-t-il. Je suis un homme d’affaires. Quand j’investis, il faut qu’il y ait un retour. C’est comme les équipes de football, de basket, de volley. Oui j’ai cette passion mais ça fait sept ans que j’investis. C’est quand même mon argent que je mets ». Oleg Tinkoff a sûrement proposé l’idée la plus radicale qu’il ait eu parmi celles, entre autres, de faire payer le spectateur ou de donner un joli chèque de 250.000 euros aux quatre fantastiques (Nibali, Froome, Contador, Quintana) pour les voir concourir, en même temps, sur les grands Tours. Qu’on se rassure (ou non), Oleg Tinkoff est encore loin de quitter le circuit. Et au vu de son tempérament, il enfoncera la porte avant de la claquer.

Maxime HABERT

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant