Timide rebond des Bourses européennes en début de séance

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LÉGÈRE HAUSSE DES BOURSES EUROPÉENNES À L'OUVERTURE
LÉGÈRE HAUSSE DES BOURSES EUROPÉENNES À L'OUVERTURE

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes ont ouvert vendredi en petite hausse, un timide rebond se dessinant après la chute de jeudi provoquée par de mauvais indicateurs pour la France et l'Italie ainsi que par les inquiétudes entourant la banque portugaise Banco Espirito Santo (BES).

Le CAC 40 parisien gagnait 40 points à l'ouverture, soit 0,2%, à 4.310,50 points. Le FTSE britannique et le Dax allemand progressaient respectivement de 0,3 et 0,14%. Les indices européens relevaient eux aussi légèrement la tête avec +0,2% pour le FTSEurofirst 300 et +0,25% pour l'Eurostoxx 50

L'heure n'est cependant pas à l'euphorie, comme l'explique Jonathan Sudaria, trader chez Capital Markets : "Malgré un rebond à l'ouverture, le sentiment d'ensemble demeure morose", dit-il.

Les craintes sur la solidité financière de BES, dont la cotation a été suspendue jeudi à Lisbonne, ont entraîné dans leur sillage les marchés boursiers européens et américain et provoqué une nette remontée des rendements des obligations du Portugal.

Les marchés asiatiques ont suivi le mouvement, la Bourse de Tokyo terminant vendredi en baisse de 0,34%.

La situation paraissait toutefois se calmer en Europe vendredi matin.

"La question que se posent les investisseurs est de savoir si la dernière crise bancaire portugaise présente des risques de contagion pour l'ensemble de la région", explique Stan Shamu, stratégiste chez ING. "L'avis du marché est que ce n'est pas vraiment le cas."

Le taux d'inflation annuel de l'Allemagne est ressorti à 1,0% en juin, tant en données harmonisées que non harmonisées, confirmant une première estimation, selon des données publiées peu avant l'ouverture des Bourses européennes.

Les chiffres de la France restent inquiétants, notamment le déficit des paiements courants qui est ressorti à 3,1 milliards d'euros en mai, soit nettement plus que celui révisé à 2,3 milliards enregistré en avril.

Aux valeurs en Europe, Ubisoft a bondi de 3,8% à l'ouverture après avoir annoncé jeudi un chiffre d'affaires record au 1er trimestre 2014-15, bénéficiant du succès de son nouveau jeu d'action Watch Dogs, dont il a vendu plus de huit millions d'unités.

Le secteur bancaire continuait de montrer des signes de fébrilité avec -1% pour Crédit Agricole, la plus forte baisse du CAC 40.

Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d'Etat à 10 ans portugais reste sous surveillance. Il est remonté jeudi au-dessus du seuil de 4%, tout en restant très loin des pics à 17% atteints pendant la crise de la dette.

Sur le front du pétrole, le Brent se maintenait au-dessus de 108 dollars le baril sur fond de vives tensions au Proche-Orient. Il devrait néanmoins signer sa troisième baisse consécutive sur l'ensemble de la semaine après la dissipation des craintes concernant l'approvisionnement en provenance d'Irak.

L'aviation israélienne poursuit vendredi ses raids au-dessus de la bande de Gaza, pour le quatrième jour consécutif, sans parvenir à arrêter les tirs de roquettes des groupes armés palestiniens.

Sur le marché des changes, l'euro reculait très légèrement face à la monnaie américaine, autour de 1,3602 dollar.

(Patrick Vignal pour le service français, avec Alistair Smout à Edimbourg, édité par Wilfrid Exbrayat)

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